(Washington) La confiance des consommateurs s’est redressée plus que prévu en août aux États-Unis, en raison des perspectives d’amélioration sur le front de l’inflation, qui soulagent les ménages à revenus bas et moyens, selon l’estimation préliminaire publiée vendredi par l’Université du Michigan.

Publié le 12 août
Agence France-Presse

L’indice s’établit à 55,1 points, en hausse de 7 % par rapport à juillet, et supérieur aux 52,1 points qu’attendait un consensus d’analystes.

Cet indice avait atteint en juin son plus bas historique.

Cette progression est due aux perspectives qui s’améliorent, tandis que la perception des conditions actuelles se dégrade. Les indices les mesurant s’établissent respectivement à 54,9 points (+16,1 %) et 55,5 points (-4,5 %).

« Toutes les composantes de l’indice des anticipations se sont améliorées ce mois-ci, en particulier chez les consommateurs à revenu faible et moyen pour qui l’inflation est particulièrement importante », détaille la directrice de l’enquête Joanne Hsu, citée dans un communiqué.

Elle souligne ainsi que « les perspectives économiques pour l’année à venir ont considérablement augmenté ».

« Dans le même temps, les consommateurs à revenu élevé, qui génèrent une part disproportionnée des dépenses, ont enregistré de fortes baisses de leurs finances personnelles actuelles ainsi que des conditions d’achat de biens durables », précise encore l’économiste.

L’inflation, qui avait atteint en juillet un niveau record depuis plus de 40 ans, a ralenti en août, à 8,5 % sur un an, laissant espérer que la tendance se poursuive.

« Des prix plus bas [de l’essence] à la pompe, combinés au pic éventuel de l’inflation annuelle, devraient permettre à la confiance de remonter progressivement dans les mois à venir », commente Mahir Rasheed, économiste pour Oxford Economics, dans un communiqué.

Il estime cependant que cette confiance « restera probablement fragile jusqu’à la fin de l’année », en raison de « l’incertitude liée aux pressions sur les prix et à l’économie en général, qui reste élevée à court terme, en plus d’un certain ralentissement [attendu] sur le marché du travail ».

Les mesures prises par la banque centrale américaine (Fed) pour juguler l’inflation auront pour effet de ralentir la croissance économique, et le marché de l’emploi.

Celui-ci reste cependant très dynamique, et a retrouvé en juillet son niveau prépandémique, en termes d’emplois créés, et de taux de chômage, retombé à 3,5 %.