(Washington) Le nombre de bénéficiaires d’une allocation chômage aux États-Unis a atteint début mai son plus bas niveau depuis décembre 1969, mais les inscriptions au chômage, elles, grimpent depuis début avril, selon les données du département du Travail publiées jeudi.

Publié le 19 mai
Agence France-Presse

Du 1er au 7 mai, 1,317 million d’Américains touchaient le chômage, dont le montant et la durée varient selon les États. Il s’agit du niveau le plus bas depuis 52 ans, ce dont s’est réjoui Joe Biden dans un communiqué, saluant « le résultat de (son) programme économique ».

Ils étaient près de 16 millions à toucher une allocation l’an dernier à la même époque, alors que les aides spécifiques qui avaient été mises en place pendant la pandémie étaient encore versées.

Le marché du travail aux États-Unis fait face depuis plus d’un an à une pénurie de main-d’œuvre, le nombre de travailleurs n’étant pas suffisant pour remplir l’ensemble des postes disponibles.

Malgré cela, les licenciements sont en hausse, comme le montrent les inscriptions hebdomadaires au chômage, qui, mi-mai, ont augmenté pour la 7è semaine d’affilée. Ce sont ainsi 218 000 personnes qui ont fait une nouvelle demande, soit 21 000 de plus que la semaine précédente, qui a enregistré moins de demandes qu’initialement annoncé.

Cependant, les droits au chômage ne s’appliquent pas à l’ensemble des inscrits.

« La hausse des inscriptions au chômage est étrange. […] Nous ne pouvons pas exclure que certaines entreprises ont réagi à la flambée des prix de l’énergie en licenciant une partie de leurs effectifs, en petit nombre cependant », avance Ian Shepherdson, chef économiste pour Pantheon Macroeconomics.