Le taux de chômage canadien a reculé sous son niveau d’avant la pandémie, créant un marché favorable aux travailleurs, où les offres d’emploi abondent, mais la main-d’œuvre est difficile à trouver.

Publié le 11 mars
Brett Bundale La Presse Canadienne

Le taux de chômage a chuté à 5,5 % en février, son niveau le plus bas depuis celui de 5,7 % enregistré en février 2020, soit juste avant le début de la pandémie de COVID-19, a indiqué vendredi Statistique Canada.

L’effervescence du marché du travail fait grimper les salaires et crée une pénurie d’embauches pour les entreprises.

Voici ce que cela signifie pour les chercheurs d’emploi et les recruteurs.

Comment la faiblesse du taux de chômage influence-t-elle le marché du travail ?

« Le marché du travail a été vraiment, vraiment chaud, et maintenant vous ne faites qu’y ajouter un taux de chômage record », a souligné Travis O’Rourke, président de la firme de recrutement Hays Canada.

« Maintenant, c’est brûlant. Si vous envisagez d’obtenir une promotion ou de demander une augmentation, c’est le bon moment. »

Qu’est-ce que cela signifie pour les chercheurs d’emploi ?

Un faible taux de chômage donne aux travailleurs plus d’options et plus de pouvoir pour négocier les salaires et les avantages sociaux.

« Le pouvoir de négociation évolue en faveur des travailleurs au détriment des employeurs », a expliqué Avery Shenfeld, économiste en chef de Marchés mondiaux.

« Si vous êtes un Canadien à la recherche d’un emploi, il y en a un pour vous. »

Qu’est-ce que cela signifie pour les recruteurs ?

Les entreprises qui cherchent à embaucher peuvent devoir augmenter les salaires et améliorer leurs avantages sociaux pour attirer des travailleurs.

« Chaque fois que le chômage est aussi bas, c’est un marché de candidats », a affirmé M. O’Rourke. « Les employeurs ont encore besoin d’embaucher et le bassin à partir duquel ils peuvent pêcher s’est considérablement réduit. »

Pendant ce temps, d’autres candidats pourraient chercher à améliorer leur emploi actuel, ce qui signifie qu’ils ne seraient disposés à changer que pour des salaires plus élevés ou de meilleurs avantages, a-t-il ajouté.

« Les gens courent à gauche et à droite pour obtenir plus d’argent », a illustré M. O’Rourke. « Nous constatons certainement une pression inflationniste sur les salaires. »

Est-ce une question d’argent ?

« La plus grande motivation pour quelqu’un d’accepter un emploi a tendance à être l’argent », a indiqué M. O’Rourke. « Cependant, tous les autres facteurs réunis valent plus que l’argent. »

Son conseil aux entreprises qui cherchent à embaucher du nouveau personnel est de se concentrer sur les autres avantages.

« Ne vous lancez pas dans une bataille d’argent », a recommandé M. O’Rourke. « Concentrez-vous sur les valeurs, concentrez-vous sur la flexibilité, concentrez-vous sur votre culture d’entreprise. »