(Washington) La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen a exhorté jeudi, lors d’une réunion virtuelle du G7, à mettre en œuvre rapidement la réforme de la fiscalité mondiale sur les entreprises.

Agence France-Presse

Annoncé début juin, l’accord jugé « historique » prévoit d’instaurer un impôt mondial d’au moins 15 % sur les profits des plus grandes firmes internationales et de répartir plus équitablement les droits à taxer ces entreprises.

En juillet, les ministres des Finances du G20 avaient donné leur aval à la réforme, qui a été approuvée par 134 pays membres de l’OCDE représentant plus de 90 % du Produit intérieur brut mondial, selon les données du Trésor américain publiées jeudi.

Mais cette réforme se heurte à l’opposition de l’Irlande qui ne fait pas partie du G7.

« La secrétaire Yellen a exprimé aujourd’hui son soutien aux efforts en cours pour améliorer le système fiscal international et l’importance d’une mise en œuvre rapide du nouveau système », selon un communiqué du Trésor.

Dublin n’est pas prêt pour le moment à embrasser ce mouvement. Le pays a prospéré grâce au taux avantageux de 12,5 % d’impôt, qui lui a permis d’accueillir les sièges européens de toute une série d’entreprises américaines, géants de la technologie et de la pharmacie.

Le premier ministre irlandais a toutefois laissé entrevoir une issue récemment.

« Nous avons des discussions constructives avec l’OCDE et nous allons continuer à en avoir », avait-il déclaré fin août lors d’une conférence de presse, ajoutant avoir « des réserves sur certains aspects ».

Lors de la réunion de jeudi, Mme Yellen a rappelé que les États-Unis planchaient par ailleurs sur une autre réforme, pour cibler, cette fois, les entreprises américaines qui bénéficient de paradis fiscaux. L’objectif est de faire payer ces entreprises a minima 21 % d’impôt quel que soit le taux du pays où leurs profits sont déclarés.

« Avec la fiscalité mondiale, cette politique va permettre de générer des fonds utiles pour augmenter des investissements essentiels dans l’éducation, la recherche et l’énergie propre, ce qui améliorera la vie des citoyens américains et aidera les États-Unis à rester le meilleur endroit au monde pour faire des affaires », a-t-elle estimé.