(Montréal) Les ventes de maisons et le nombre de nouvelles inscriptions ont chuté d’environ 30 % le mois dernier, par rapport à juillet 2020, a indiqué mercredi l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

La Presse Canadienne

La tendance substantielle à la baisse entamée en mai s’est poursuivie et semble signaler que le marché revient à ses niveaux d’avant la pandémie, a observé l’association.

Un total de 3799 maisons ont été vendues dans la grande région montréalaise en juillet, contre 5324 lors du même mois l’année dernière, a précisé l’APCIQ.

Malgré cette baisse, le nombre de ventes du mois dernier était le deuxième meilleur résultat enregistré pour un mois de juillet depuis 2000, a souligné l’association.

Le nombre de ventes a reculé dans toutes les régions du Grand Montréal. Sur l’île même, les transactions ont montré une baisse de 20 % par rapport à juillet 2020, et pour un deuxième mois consécutif, la plus forte diminution a été observée du côté des maisons unifamiliales, dont les ventes ont reculé de 33 %.

Les transactions ont aussi reculé de 48 % à Vaudreuil-Soulanges, de 38 % sur la couronne nord, de 31 % à Saint-Jean-sur-Richelieu, de 30 % à Laval et de 26 % sur la Rive-Sud, a précisé l’APCIQ.

Les nouvelles inscriptions dans l’ensemble de la région montréalaise se sont chiffrées à 4118 le mois dernier, une baisse par rapport aux 5918 du mois de juillet précédent.

Le nombre d’inscriptions en vigueur a progressé de 27 % pour les petits immeubles à revenus, aussi appelés plex, ce qui contrastait par rapport à la baisse de 37 % des inscriptions en vigueur pour les propriétés unifamiliales et celle de 15 % pour les inscriptions en vigueur des copropriétés, a ajouté l’association.

Le prix médian d’une maison unifamiliale a augmenté de 18 % par rapport à juillet 2020 pour atteindre 500 500 $ le mois dernier, tandis que les prix des copropriétés ont augmenté de 16 % pour atteindre une médiane de 360 000 $.

Selon le directeur du service de l’analyse du marché de l’APCIQ, Charles Brant, les chiffres sont un changement par rapport à juillet dernier, lorsque la région a connu un niveau de ventes « spectaculaire ».

« Si ce ralentissement est en partie issu d’une baisse des inscriptions en vigueur des propriétés unifamiliales à un niveau historique, il s’explique aussi par le rétrécissement du bassin d’acheteurs en mesure de s’offrir une propriété aux prix qui se transigent sur le marché », a-t-il affirmé dans un communiqué.

« On observe effectivement un ralentissement de la hausse des prix et un plafonnement de leur évolution depuis le printemps, toutes catégories confondues. »