(Washington) Les inscriptions hebdomadaires ont baissé aux États-Unis, après une hausse la semaine précédente, un rythme en dents de scie qui met en avant les difficultés qu’a le marché du travail à se relever de la crise provoquée par la COVID-19.

Agence France-Presse

Entre le 19 et le 24 juillet, 400 000 nouvelles demandes d’allocations chômage ont été enregistrées, soit une baisse de 24 000 sur une semaine, selon les données publiées jeudi par le département du Travail.

Les analystes s’attendaient eux à un plus fort recul, et anticipaient 375 000 nouvelles demandes seulement.

La hausse des inscriptions qui avait surpris la semaine précédente a par ailleurs été plus forte que prévu, puisque les données ont été révisées, et ce sont 424 000 nouvelles personnes qui avaient pointé au chômage.

Le nombre total de personnes touchant encore des prestations chômage sous une forme ou une autre est par ailleurs reparti en hausse au cours de la deuxième semaine de juillet : le pays comptait 13,2  millions de bénéficiaires, soit 582 403 de plus qu’au cours de la semaine précédente, selon les plus récentes données disponibles, également publiées jeudi.

La moitié des États du pays a décidé de réduire ou supprimer, sans attendre la date d’expiration du 6 septembre, des allocations chômage exceptionnelles mises en place pour les dizaines de millions de personnes qui avaient perdu leur emploi à cause de la pandémie.

Les responsables politiques y voient en effet un frein au retour à l’emploi, au moment où de nombreux employeurs peinent à recruter, notamment pour les emplois les moins bien payés. Ainsi, 3,5 millions de chômeurs ne touchent désormais plus rien, selon les calculs des économistes d’Oxford Economics.

Mais beaucoup de chômeurs doivent encore faire face à des problèmes de garde d’enfants, en pleines vacances d’été, et à des réticences liées au virus. Et depuis la pandémie, beaucoup espèrent trouver un emploi qui offre une possibilité de télétravail, ou des horaires moins contraignants, notamment dans le secteur de la restauration.

« C’est un marché du travail très fort, si vous regardez le nombre d’offres d’emploi, comparé au nombre de chômeurs, c’est que nous sommes clairement sur la voie d’un marché du travail très solide, avec une forte participation, un faible taux de chômage, un taux d’emploi élevé », a commenté mercredi le président de la Banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell.