(Washington) La confiance des consommateurs américains s’est nettement affaiblie en juillet, les ménages, affectés par la forte inflation, doutant de la vigueur de la reprise économique.

Agence France-Presse

Selon l’estimation préliminaire de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan publiée vendredi, l’indice de confiance s’est établi à 80,8 points, un recul de 5,5 % par rapport à juin.

Les analystes s’attendaient au contraire à une nouvelle augmentation du moral des ménages à 86,3 points.

Sur un an, l’indice reste en hausse de 11,4 %.

« Cette baisse a été causée par des doutes de la part des consommateurs sur le rythme de la reprise de l’économie après la pandémie », a expliqué Richard Curtin, chef économiste, responsable de l’enquête. « Ils sous-estiment la capacité de l’économie à réactiver les lignes d’approvisionnement et sont aussi affectés par l’inflation », a-t-il ajouté.

PHOTO DAVID ZALUBOWSKI, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Davantage que la création d’emplois, c’est maintenant la nécessité d’arrêter la hausse des prix qui préoccupe les consommateurs. Le prix de l’essence est en hausse depuis le début de l’année aux États-Unis.

Davantage que la création d’emplois, c’est maintenant la nécessité d’arrêter la hausse des prix qui préoccupe les consommateurs.

L’inflation a exercé une pression supplémentaire sur le niveau de vie, en particulier chez les ménages à faibles et moyens revenus.

Richard Curtin, chef économiste, responsable de l’enquête.

Elle a aussi provoqué un report des gros achats discrétionnaires, surtout parmi les ménages aux revenus plus élevés, relève l’enquête.

Les consommateurs se plaignent de la hausse des coûts des maisons, des véhicules et des articles ménagers importants.

Les prix à la consommation ont connu un bond de 5,4 % en juin par rapport à juin 2020, et de 0,9 % sur un mois. Il s’agit de la plus forte hausse depuis 2008.

L’enquête souligne que la question principale sera de voir si les ménages préfèrent épargner davantage pour se protéger de la hausse des prix ou si, au contraire, ils vont dépenser plus pour éviter l’érosion inflationniste et profiter d’achats avant que les coûts n’augmentent encore.  

L’inflation devrait être passagère, ne cesse de répéter la Banque centrale américaine, alors que les goulets d’étranglement dans l’approvisionnement devraient se résorber dans les prochains mois.