(Washington) Investir dans les infrastructures et dans l’éducation pour faire du 21e siècle un « siècle américain » : Joe Biden a continué jeudi à défendre ses grands projets, qui ne pourront voir le jour qu’au prix d’un numéro d’équilibrisme politique.

Agence France-Presse

Là où Ronald Reagan promettait en 1984 une « aube américaine », le président démocrate a, lui, fait miroiter un « siècle américain » lors d’un déplacement mercredi dans un établissement universitaire de l’Illinois, État fortement industriel du nord-est des États-Unis.

En plus de grands investissements plutôt classiques dans les infrastructures, qui vont des routes à l’accès à internet en passant par les réseaux d’eau, Joe Biden a tenu à promouvoir « le second volet » de son grand projet de relance, qui porte sur le capital « humain ».

Et ce programme « commence par l’éducation », a dit le président, qui entend en particulier porter à quatorze contre douze actuellement le nombre d’années d’éducation gratuite aux États-Unis, ou encore développer l’offre de garde d’enfants.

Offrir douze années d’éducation gratuite « est ce qui nous a permis de prendre de l’avance sur le monde entier. Mais désormais, tout le monde nous a rattrapés », a-t-il dit.

Le président a multiplié ces derniers jours les déplacements pour vanter ses projets de relance, qui sont encore loin d’être scellés.

Joe Biden doit en effet livrer un numéro d’équilibrisme politique s’il veut faire passer au parlement à la fois ses grands chantiers d’infrastructure, dont le montant devrait tourner autour de 1000 milliards de dollars, et une série d’ambitieuses mesures sociales, d’un montant encore indéterminé, mais potentiellement colossal.

Le tout devant être financé par des réformes fiscales.

Pour cela, il doit à la fois se concilier certains élus républicains et ménager les démocrates les plus progressistes.