(Pékin) Du jamais vu : la Chine a accru à une vitesse inédite sa part de marché dans le commerce mondial depuis l’épidémie de COVID-19, en partie grâce aux exportations de produits médicaux et au télétravail, selon une note de l’assureur-crédit Euler Hermes.

Agence France-Presse

Premier pays touché l’an dernier par le nouveau coronavirus, le géant asiatique est depuis parvenu à pratiquement éradiquer l’épidémie sur son sol, où les nouvelles contaminations se limitent désormais à quelques cas chaque jour.

Le pays est également l’un des principaux fournisseurs mondiaux de produits médicaux, en particulier les masques et les désinfectants.  

Le contexte sanitaire et la forte demande en produits contre la COVID-19 ont largement porté les commandes chinoises. Si bien qu’environ 25 % des exportations totales dans le monde proviennent désormais de Chine, constate cette note publiée lundi.

Avant la pandémie, les exportations chinoises représentaient 20 % du commerce mondial, précise Euler Hermes, assurant qu’un pays n’a jamais « augmenté aussi rapidement » sa part de marché durant une crise mondiale.

La part de marché de la Chine pour les produits utilisés contre la COVID-19 atteint en moyenne 11,5 % cette année. Ce chiffre était de 8,8 % sur la période 2017-2019.  

Depuis l’épidémie, la part de marché chinoise des produits liés au télétravail (ordinateurs, téléphones, écouteurs notamment) a par ailleurs bondi à 33 % du total mondial.

Elle était de 27,1 % en moyenne sur les deux années ayant précédé la propagation du nouveau coronavirus.

Grâce à l’épidémie, les exportateurs chinois ont d’une manière générale accru leurs parts de marchés dans la plupart des grandes économies, en particulier en Europe et en Asie, relève l’étude.  

Les États-Unis font toutefois figure d’exceptions avec des importations chinoises en recul sur un an de 17,8 % cette année, en raison des tensions géopolitiques entre Pékin et Washington.  

Ces prochains mois, « les exportations chinoises devraient rester robustes dans un contexte de résurgence de la COVID-19 », estime l’étude.