(Washington) La confiance des consommateurs américains s’est détériorée en juillet en raison de la résurgence de la pandémie de COVID-19, selon l’indice du Conference Board publié mardi, qui signale en outre une grande incertitude pour l’avenir.

Agence France-Presse

L’indice a perdu 5,7 points pour tomber à 92,6 points, légèrement supérieur aux attentes des analystes qui tablaient sur 92 points, a-t-il détaillé dans un communiqué.

La composante mesurant la situation actuelle, basée sur l’évaluation par les consommateurs des conditions actuelles des entreprises et du marché du travail, a enregistré des gains, passant de 86,7 points en juin à 94,2 points en juillet.

Cependant, celle mesurant les attentes, basée sur les perspectives à court terme des consommateurs en matière de revenus, d’activité et de marché du travail, a fortement baissé, passant de 106,1 en juin à 91,5 ce mois-ci (-14,6 points).

L’enquête mensuelle a été conduite jusqu’au 17 juillet au moment où le nombre de cas de COVID-19 a flambé dans le pays, en particulier dans le sud et l’ouest.

« La confiance des consommateurs a diminué en juillet après un gain important en juin » quand l’activité reprenait, a déclaré Lynn Franco, directrice principale des indicateurs économiques au Conference Board.

Elle précise que les fortes baisses ont été enregistrées au Michigan, en Floride, au Texas et en Californie, là où la pandémie a resurgi.

« À l’avenir, les consommateurs sont devenus moins optimistes quant aux perspectives à court terme de l’économie et du marché du travail et restent modérés quant à leurs perspectives financières », résume-t-elle.

« Une telle incertitude quant à l’avenir à court terme n’est pas de bon augure pour la reprise ni pour les dépenses de consommation », souligne-t-elle.

La consommation est le principal moteur de croissance aux États-Unis.

Jeudi, l’administration américaine doit publier son estimation préliminaire de PIB du deuxième trimestre qui va enregistrer une baisse historique.

La réouverture de l’économie en mai et juin a permis de faire repartir certains secteurs tels que la vente au détail ou l’automobile.

Mais la pandémie a obligé certains États à reprendre des mesures drastiques pour endiguer le coronavirus, ce qui compromet la reprise de l’économie tout entière.

Dans le détail, la part des consommateurs affirmant que les conditions économiques sont « bonnes » est restée relativement inchangée à 17,3 %, tandis que celle affirmant que les conditions sont « mauvaises » est passée de 42,5 % à 39,1 %.

En juillet, les consommateurs ont aussi jugé que le marché de l’emploi était plus favorable (21,3 %, +0,8 point de pourcentage).

Mais se tournant vers l’avenir, la part des consommateurs prévoyant une amélioration de la conjoncture au cours des six prochains mois est tombée à 31,6 % contre 42,4 % un mois plus tôt.

En outre, ils étaient plus nombreux à s’attendre à une détérioration (19,3 %, +4,1 points de pourcentage).

Les consommateurs se sont aussi montrés plus pessimistes pour l’emploi et pour leurs revenus à venir.