(New York) Les prix du pétrole ont fini la semaine en hausse vendredi, soutenus par le respect des engagements des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et un climat optimiste du côté de la demande.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a terminé à 42,19 dollars à Londres, en hausse de 1,6 % ou 68 cents par rapport à la clôture de jeudi.

À New York, le baril américain de WTI pour le mois de juillet a gagné 2,3 % ou 91 cents,  à 39,75 dollars. Il s’agit de son plus haut niveau depuis début mars.

Brent et WTI ont par ailleurs enregistré leur septième hausse hebdomadaire consécutive.  

« La demande continue de montrer des signes d’amélioration tandis que les membres de l’OPEP (et leurs alliés, NDLR) se sont engagés à respecter leurs promesses en matière de réduction de l’offre », résume Fiona Cincotta, analyste de City Index.

Les 13 membres du cartel pétrolier et leurs 10 partenaires, dont la Russie, se sont retrouvés jeudi par webcams interposées pour une réunion du Comité de suivi de l’accord de l’OPEP (JMMC) sur la réduction de leur production.

Dans ses conclusions publiées à l’issue de la réunion, le comité a « réitéré l’importance capitale que tous les pays participants atteignent 100 % de leurs objectifs et compensent tout manquement aux mois de juillet, août et septembre ».

L’Irak et le Kazakhstan, qui font partie des mauvais élèves, ont déjà fourni à l’OPEP « des calendriers de compensation », est-il précisé.

« Et les autres retardataires comme le Nigeria et l’Angola ont jusqu’à lundi (22 juin) pour soumettre leurs propositions », a ajouté Helima Croft, de RBC.

Les pays signataires de l’OPEP+ se sont engagés en avril puis en juin à réduire leur production de 9,7 millions de barils par jour pendant trois mois, de mai à juillet.

De plus, la « solidité » des cours du brut, « contrairement à d’autres classes d’actifs, suggère que les prix sont soutenus par des acheteurs physiques, et non par des acheteurs spéculatifs » indique Jeffrey Halley, de Oanda.  

L’analyste ajoute que ce constat « est le bienvenu, car il implique que la demande physique dans le monde entier se redresse, avec ses implications pour la croissance économique ».