(Ottawa) De nouvelles recherches indiquent que de larges secteurs de la main-d’œuvre canadienne n’auront pas accès aux congés payés de leur employeur ou à l’aide fédérale existante s’ils devaient s’absenter du travail en raison de la COVID-19.

La Presse canadienne

La note de recherche du Centre canadien de politiques alternatives indique que seulement 38 % des congés de maladie et 23 % des congés familiaux de plus d’une semaine ont été couverts par l’employeur en 2019.

Si autour des trois quarts des travailleurs qui occupaient des emplois mieux rémunérés avaient droit à des congés payés par leur employeur l’an dernier, un peu plus de 10 % seulement des travailleurs du décile de revenu le plus bas ont reçu une telle prestation.

Et pour compliquer encore les choses, les travailleurs les plus souvent au chômage n’étaient pas admissibles aux prestations d’assurance-emploi en 2018-les statistiques les plus récentes.

David Macdonald, économiste principal au Centre canadien de politiques alternatives, affirme que la plupart des travailleurs qui devraient bénéficier d’une aide financière ne peuvent pas facilement travailler à domicile en ce moment, ce qui signifie que les écoles fermées, l’auto-isolement ou la quarantaine obligatoire entraîneront des pertes de quarts de travail et des baisses de revenus.

Selon lui, le gouvernement fédéral devra probablement créer une « prestation d’urgence » pour les travailleurs qui ne peuvent pas accéder à l’assurance-emploi, dans le cadre du plan d’aide économique et financière que le ministre des Finances, Bill Morneau, doit dévoiler cette semaine.