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La croissance américaine a accéléré plus que prévu

La croissance économique des États-Unis a accéléré plus fort que prévu au 3e... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)

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Agence France-Presse
Washington

La croissance économique des États-Unis a accéléré plus fort que prévu au 3e trimestre, grâce aux consommateurs, confirmant son rythme le plus haut en deux ans, selon la 2e estimation du département du Commerce publiée mardi.

De juillet à septembre, le produit intérieur brut (PIB) américain a crû de 3,2%, en rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières, par rapport au 2e trimestre, contre 1,4% au 2e trimestre.

Les analystes prévoyaient une expansion de 3%, après la première estimation qui était de 2,9%.

C'est le meilleur rythme de croissance pour la première économie mondiale depuis le 3e trimestre de 2014.

La révision en hausse reflète un plus grand dynamisme de la part des consommateurs qui tirent traditionnellement la croissance américaine.

Les dépenses de consommation, juste avant les élections présidentielles, ont avancé de 2,8% au lieu de 2,1% pour la première estimation. C'est toutefois bien moins soutenu qu'au 2e trimestre (4,3%). Les Américains ont fait beaucoup d'achats de biens durables (+11,6%), comme les automobiles ou les appareils ménagers. C'est la plus forte hausse de ce type de dépenses depuis plus de deux ans.

L'investissement des entreprises en revanche a été moins bon que précédemment estimé, reculant de 0,9% au lieu de -0,6% dans la première évaluation.

Cela fait quatre trimestres d'affilée que l'investissement est en territoire négatif. Les dépenses dans les structures se sont néanmoins bien relevées, progressant de 10,1% au lieu de +5,4% pour la première estimation et -2,1% au 2e trimestre. Cela reflète une reprise de l'activité dans le secteur énergétique notamment, qui a souffert pendant près de deux ans des baisses de prix des hydrocarbures.

Les exportations ont été solides, progressant de 10,1%, grâce à des ventes exceptionnelles de soja notamment du fait d'une sécheresse au Brésil.

Les importations ont augmenté moins qu'on ne le pensait (+2,1% contre +2,3%), sans doute grâce à la force du dollar, ce qui est une bonne nouvelle pour le commerce extérieur.

Les dépenses publiques ont évolué plus lentement que précédemment estimé, n'augmentant que de 0,2% contre +0,5% pour la première estimation. Mais elles étaient dans le rouge au trimestre précédent.

Ce sont les dépenses locales des États et collectivités locales qui ont ralenti (-1,1%) tandis que les dépenses fédérales ont avancé de 2,5%.

Le marché de l'immobilier résidentiel a confirmé son affaiblissement pour le deuxième trimestre consécutif, reculant de 4,4%, après -7,7% au 2e trimestre.

L'évolution des stocks est finalement allée dans le bon sens mais moins qu'on ne l'estimait après avoir pesé sur le PIB pendant cinq trimestres, les entreprises ayant préféré puiser dans ces stocks plutôt que d'en reconstituer de nouveaux.

Cette performance de l'expansion au 3e trimestre raffermit les perspectives de croissance sur l'année, qui sont de 1,8%, selon la dernière prévision de la Réserve fédérale (Fed) datant de septembre et de 1,6%, seulement pour le FMI.

Pour le 4e trimestre, la Fed d'Atlanta projette une croissance de 3,6%. Au 1er trimestre, l'activité américaine n'avait avancé que de 0,8%, puis de 1,4% au 2e.

Le département du Commerce publiera le 22 décembre une estimation finale de l'évolution de l'économie au 3e trimestre.




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