La firme de Dubaï citée la semaine dernière par David Baazov lors de la présentation de son offre visant à racheter Amaya nie s'être engagée à l'aider à privatiser l'entreprise de Pointe-Claire, selon ce que rapporte le Globe and Mail.

Publié le 22 nov. 2016
Richard Dufour LA PRESSE

Le grand patron de KBC Aldini Capital, Kalani Lal, a indiqué n'être impliqué d'aucune façon dans le projet de privatisation d'Amaya et n'en avoir jamais même discuté. «Je ne sais pas qui est Amaya», a-t-il dit au quotidien torontois.

Le dirigeant de l'entreprise installée aux Émirats arabes unis a même affirmé au Globe and Mail avoir déposé une plainte auprès de la Securities and Exchange Commission pour utilisation frauduleuse du nom KBC Aldini.

La semaine dernière, le fondateur et ex-PDG d'Amaya, David Baazov, avait proposé de racheter Amaya au prix de 24$ par action, dans une transaction évaluée à environ 3,5 milliards de dollars (en excluant la dette de l'entreprise).

Pour l'aider à financer son offre, David Baazov avait indiqué avoir conclu des lettres d'engagement de participation exécutoires avec KBC Aldini Capital, deux firmes de Hong Kong et une société enregistrée dans les îles vierges britanniques.

«Aux termes des lettres d'engagement de participation, qui totalisent des engagements globaux de 3,65 milliards de dollars, chacune des sources de financement par capitaux propres s'est engagée à contribuer des capitaux aux fins de l'acquisition d'Amaya», pouvait-on lire dans le communiqué que David Baazov avait présenté.

David Baazov, 36 ans, est le plus important actionnaire individuel d'Amaya. Sa participation de 17% dans la compagnie qui exploite le site PokerStars vaut près d'un demi-milliard de dollars.

Plus tôt cette année, il avait quitté ses fonctions officielles chez Amaya après avoir été accusé de délit d'initié par l'Autorité des marchés financiers.