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Retour à la maison réussi pour AppDirect

Daniel Saks (au centre) et Nicolas Desmarais (à... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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Daniel Saks (au centre) et Nicolas Desmarais (à droite), aidés par plusieurs investisseurs québécois, dont Eric Boyko (à gauche), ont fondé AppDirect dans la Silicon Valley en 2009.

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

En ouvrant un bureau de leur entreprise AppDirect dans leur ville d'origine, à Montréal, Nicolas Desmarais et Daniel Saks auraient normalement dû savoir à quoi s'attendre. Pourtant, les résultats ont été fort différents de leurs attentes. Bien meilleurs, en fait.

MM. Saks et Desmarais, aidés par plusieurs investisseurs québécois, dont Eric Boyko, ont fondé AppDirect dans la Silicon Valley en 2009. L'entreprise offre une solution aux entreprises qui souhaitent offrir leur propre boutique d'applications, à l'interne ou à l'externe.

L'idée de choisir Montréal pour la première expansion «organique» de l'entreprise a commencé à prendre forme en 2013. Les deux cofondateurs s'attendaient à y dénicher des employés talentueux, mais leurs attentes ont rapidement été surpassées.

«Je ne peux pas décrire à quel point notre équipe à San Francisco a été étonnée du talent que nous avons réussi à trouver ici, confie Nicolas Desmarais. À l'interne, le bureau de Montréal a même acquis une sorte de statut, les gens en parlent presque comme des héros.»

Les efforts de recrutement ont si bien fonctionné que les plans ont changé. L'idée initiale voulait que la filiale québécoise s'occupe de développement logiciel. On l'a finalement intégrée à l'équipe de recherche et développement.

Culture tournée vers les employés

Il faut dire que les fondateurs de l'entreprise font absolument tout pour attirer les meilleurs.

«On a en quelque sorte deux types de clients: nos clients payants et nos employés, explique M. Desmarais. Nous passons beaucoup de temps à créer une culture qui va attirer les meilleurs employés. C'est notre plus gros défi.»

L'entreprise est fière de ses nouveaux bureaux du Vieux-Montréal et n'est pas venue à Montréal pour économiser. Ses salaires sont pratiquement les mêmes que dans la Silicon Valley, fait valoir M. Saks.

«Nous sommes probablement dans l'échelon supérieur de ce qui se paie à Montréal, mais on sent que ça vaut la peine», estime M. Saks.

Les contacts fréquents avec leurs collègues de la Silicon Valley, voire les séjours réguliers sur place, sont aussi des éléments «vendeurs», reconnaît M. Saks. Chaque nouvel employé montréalais d'AppDirect passe d'ailleurs un minimum de deux semaines en Californie pour bien s'intégrer.

Air Canada devrait faire de bonnes affaires, puisque AppDirect compte faire passer de 20 à environ 60 son nombre d'employés montréalais dans la prochaine année.

Formule 1

Sinon, les choses vont aussi très bien pour l'entreprise dans la Silicon Valley et dans son ensemble.

«À l'interne, on a cette théorie que l'on appelle la «piste de Formule 1», raconte M. Desmarais. Pour être sur cette piste, il faut une croissance de plus de 100% des revenus année après année, une marge de profit brute de 60-80% et une portion des revenus récurrente d'au moins 70%. Nous sommes sur la piste et l'avons toujours été depuis nos débuts.»

C'est peut-être en partie pourquoi AppDirect affirme ne pas ressentir les effets d'un taux de roulement que plusieurs autres entreprises ont décrié comme étant trop élevé dans la Silicon Valley. «Là-bas, il faut que les choses aillent bien, parce que dès qu'il y a du sang dans l'eau, les requins se précipitent.»




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