Au moment de la fondation de son cabinet spécialisé en juricomptabilité, en 1997, Guylaine Leclerc voulait en faire le premier en importance au Québec. Aujourd'hui, elle est déterminée à le hisser au premier rang au sein de la francophonie.

Gilbert Leduc

Au moment de la fondation de son cabinet spécialisé en juricomptabilité, en 1997, Guylaine Leclerc voulait en faire le premier en importance au Québec. Aujourd'hui, elle est déterminée à le hisser au premier rang au sein de la francophonie.

Pour y arriver Leclerc Juricomptables a annoncé, hier, qu'elle passait dans la grande famille de Navigant Consulting [[|ticker sym='NCI'|]], une société américaine spécialisée elle aussi en juricomptabilité et présente en Amérique du Nord, en Asie, en Europe et au Royaume-Uni.

"Il s'agit d'un grand jour pour nous", a signalé au Soleil la fondatrice de Leclerc Juricomptables, une firme employant 25 personnes et dont le siège social a pignon sur rue à Québec. "On peut maintenant envisager une présence en France et en Belgique."

La juricomptabilité est une spécialité bien pointue des sciences comptables. Les cabinets d'avocats vont recourir à des juricomptables notamment pour quantifier les dommages dans un quelconque litige entre des parties.

Au cours des dernières années, l'expertise de Leclerc Juricomptables a été mise à contribution pour faire la lumière dans l'affaire Gaspésia, notamment pour déterminer l'utilisation faite des deniers publics et pour évaluer l'ampleur des dépassements de coûts.

Pour sa part, l'Autorité des marchés financiers a actuellement recours au cabinet de Guylaine Leclerc dans l'affaire Norbourg.

"À l'instar de Navigant Consulting, notre cabinet est totalement indépendant des grandes firmes de vérification", a souligné Mme Leclerc.