Il y a deux semaines, les 40 participants ne se connaissaient pas. Aujourd'hui, ils ont trouvé une idée, développé un plan d'affaires, organisé du financement, monté un plan de communications.

Marie-Christine Bouchard

Il y a deux semaines, les 40 participants ne se connaissaient pas. Aujourd'hui, ils ont trouvé une idée, développé un plan d'affaires, organisé du financement, monté un plan de communications.

Et voilà que dès aujourd'hui, ils retournent chez eux. Chez eux, c'est bien sûr au Québec, mais également de quelques régions de France, d'Allemagne, du Tchad, de Tunisie, d'Argentine...

Pleins d'idées, pleins d'énergie et fort motivés à la suite de leur participation à la 9e École d'été internationale des jeunes entrepreneurs (ÉÉIJE), ces participants de tous les âges et de tous les horizons garderont certainement contact à travers les continents.

Leur point commun? L'envie d'éventuellement se lancer dans la folle aventure de l'entrepreneuriat. Pour ce faire, ces jeunes avaient toutefois conscience que les outils ne seraient pas de trop et que plusieurs leurs étaient offerts par l'ÉÉIJE.

«À la base, on devait monter un projet virtuel, mais on est tellement motivés présentement qu'on risque bien de continuer le projet», a soutenu Audrey Zecri, étudiante à l'Université de Sherbrooke en biochimie, et qui faisait équipe avec deux Québécois et deux Français.

École courte mais intensive

L'ÉÉIJE, c'est une école d'été qui permet aux jeunes de développer leur sens entrepreneurial à la vitesse accélérée et intensive.

Durant deux semaines, les participants réunis en équipe de quatre personnes ont élaboré un plan d'affaires pour des entreprises en devenir sous la supervision d'experts en entrepreneuriat afin de le présenter devant un jury international.

Ils ont également assisté à des conférences d'entrepreneurs qui ont partagé leur cheminement et leur réalité du monde des affaires.

Venue d'Allemagne pour l'occasion, Jennifer Oebel ne cachait pas son enthousiasme - ni sa fatigue - à la fin du projet: «Ces deux semaines à Sherbrooke m'ont permis d'apprendre à élaborer un plan d'affaires et de confirmer mon désir de créer mon entreprise. Travailler au sein d'une équipe francophone internationale a été un défi quotidien.»

Le professeur Gilles Saint-Pierre, président-fondateur de l'ÉÉIJE, a cependant avoué que pendant cette brève période, les participants ont découvert ou approfondi les différentes connaissances nécessaires pour se lancer en affaires.

«Ils se familiarisent ainsi avec les savoir-faire et les savoir-être des pays de la francophonie qui, bien qu'ils partagent la même langue, sont dotés de structures sociales et économiques fort différentes. L'École a également pour finalité de développer le réseautage et le sens des affaires aussi bien au niveau local qu'international», a-t-il expliqué.