(New York) La Banque centrale américaine (Fed) n’écarte pas l’idée de relever ses taux d’un demi-point de pourcentage si l’inflation reste élevée, a affirmé l’un de ses responsables, Raphael Bostic, dans une interview au Financial Times.

Publié le 30 janvier
Agence France-Presse

L’institution a signalé cette semaine son intention de relever dès mars ses taux directeurs, prenant acte des améliorations sur le front de l’emploi et d’une inflation élevée qui pourrait persister.  

Son président, Jerome Powell, a refusé de donner des précisions sur l’ampleur de la hausse envisagée, indiquant seulement que la Fed serait « souple » sur la question. Elle relève habituellement ses taux d’un quart de point de pourcentage.

Dans une interview accordée vendredi et publiée samedi soir par le Financial Times, le président de l’antenne de la Réserve fédérale d’Atlanta, Raphael Bostic, a affirmé que « toutes les options (étaient) sur la table à chaque réunion » de l’institution.  

Il s’attend toujours à trois hausses d’un quart de point de pourcentage d’ici la fin de l’année.  

Mais « si les données indiquent que les choses ont évolué d’une manière telle qu’un mouvement de 50 points de base est nécessaire ou [serait] approprié, alors je pourrais y réfléchir », a-t-il dit.  

Il a aussi souligné qu’il « serait à l’aise » avec l’idée de prendre une décision « à chaque réunion », suggérant ainsi qu’il pourrait y avoir une hausse de taux à chacune des sept réunions restant d’ici la fin de l’année.

Les taux directeurs de la Fed ont été abaissés dans une fourchette de 0 % à 0,25 % en mars 2020 afin de tenter d’atténuer le choc sur l’économie de la propagation de la pandémie de COVID-19.

La croissance étant repartie de l’avant, la priorité désormais pour la Fed est de ralentir l’inflation, notamment en remontant les taux.