Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar

Publié le 9 janvier
Richard Dufour
Richard Dufour La Presse

Une entreprise de Québec spécialisée dans les technologies médicales est apparue cette semaine sur au moins deux courtes listes des meilleures idées de placement pour commencer 2022.

RBC Marchés des capitaux a d’abord révélé mercredi l’ajout d’Opsens à sa liste des 24 titres de petites capitalisations à acheter.

Les experts de RBC voient une « opportunité significative » pour le fil-guide d’Opsens pouvant livrer une prothèse valvulaire aortique tout en mesurant en continu la pression pendant l’intervention visant le remplacement d’une valve aortique. RBC croit que le produit d’Opsens peut établir un « nouveau standard » médical.

La firme torontoise M Partners a de son côté révélé en milieu de semaine qu’Opsens était l’une de ses sept suggestions d’investissement pour 2022 et le seul titre québécois sur sa liste. La firme s’attend à ce qu’Opsens poursuive son développement et sa croissance au cours de la prochaine année.

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Après quatre séances boursières en 2022, le principal indice de la Bourse de Toronto demeure relativement inchangé. Avant de regarder plus loin devant, rappelons que l’indice S&P/TSX a gagné 22 % en 2021 après avoir enregistré un recul en janvier dernier.

Le principal indice de la Bourse de Toronto avait surpassé la barre des 20 000 points pour la première fois en juin avant de surpasser la marque des 21 000 points pour la première fois en octobre.

Une séquence de sept mois de hausse s’est brisée en septembre. Le meilleur mois de 2021 à Toronto a été octobre, où l’indice S&P/TSX a gagné 5 %. La meilleure séquence de l’année est d’ailleurs survenue en octobre, avec 14 séances boursières positives de suite.

L’indice a seulement enregistré trois séances baissières de 2 % ou plus durant l’année (une en janvier et deux en novembre).

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L’année débute en force pour au moins deux entreprises québécoises qui ont annoncé cette semaine d’importantes acquisitions aux États-Unis. Le fournisseur montréalais de services d’entretien immobilier GDI a dévoilé mardi la plus grosse acquisition de son histoire, alors que le fournisseur montréalais de services musicaux Stingray a divulgué mercredi sa deuxième acquisition en importance à ce jour.

Si l’action de GDI est près de son sommet historique, on ne peut en dire autant de celle de Stingray, dont le rendement du dividende demeure plutôt alléchant à plus de 4 %. Les dirigeants de Stingray ont acheté d’importants blocs d’actions dans les derniers mois et contrôlent aujourd’hui environ 60 % des titres. Bien que l’action ait bondi au cours des séances de jeudi et de vendredi, si le cours boursier ne se redresse pas et que les résultats trimestriels demeurent bons, le conseil d’administration aura une décision à prendre. La fermeture du capital pourrait devenir une question mathématique.

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Un membre de la haute direction de Dollarama a vendu cette semaine plus de 12 millions de dollars en actions du détaillant montréalais. Le grand patron des importations, Geoffrey Robillard, a vendu 200 000 actions au cours des séances de mercredi et de jeudi.

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Les titres québécois de SupremeX, iA Groupe financier (Industrielle Alliance), Dorel et Gildan ont atteint cette semaine un sommet des 52 dernières semaines à Toronto. À l’opposé, Marché Goodfood, Lightspeed, Boralex, Innergex et Xebec viennent de toucher un nouveau plancher des 52 dernières semaines.