Le gouvernement Legault ratisse large dans le cadre de ses efforts pour accélérer le développement de la filière batterie, et le géant des véhicules électriques Tesla fait partie des entreprises avec lesquelles il y a des échanges.

Julien Arsenault
Julien Arsenault La Presse

Alors qu’il était de passage en Californie dans le cadre d’une mission économique, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, a rencontré des représentants de la multinationale dirigée par Elon Musk, le 14 octobre dernier.

« Il a été question de la place du Québec dans la chaîne d’approvisionnement de Tesla », a indiqué lundi Mathieu St-Amand, attaché de presse de M. Fitzgibbon, dans une déclaration.

Il n’a rien ajouté de plus. Il n’a pas été possible de savoir avec qui le ministre québécois s’est entretenu ou la liste des sujets abordés.

Tesla Motors Canada a récemment modifié son inscription au Registre des lobbyistes du Québec afin de notamment pouvoir effectuer des représentations auprès du ministère de l’Économie concernant un « mécanisme pour la collecte et le recyclage des batteries » de véhicules électriques.

Québec prévoit investir de 1 à 2 milliards au cours des deux ou trois prochaines années afin d’accélérer le développement de la filière batterie, de la mine au module de batteries. Cela devrait s’accompagner d’investissements privés qui pourraient osciller entre 4 et 6 milliards.

Une rencontre avec des dirigeants de Tesla ne signifie toutefois pas que le Québec serait sur les rangs pour accueillir une usine d’assemblage du constructeur de véhicules électriques.

PHOTO MATTHEW CHILDS, ARCHIVES REUTERS

Tesla fait partie des entreprises rencontrées par le ministre de l’Économie et de l’Innovation Pierre Fitzgibbon lors de son passage en Californie le mois dernier.

Le 18 octobre dernier, en marge de la présentation d’une ambulance 100 % électrique chez Demers Ambulances – après sa rencontre chez Tesla –, M. Fitzgibbon avait précisé le fond de sa pensée.

« Je considère que l’Ontario va faire des voitures, ils le font bien, avait-il expliqué, en mêlée de presse. Nous, on va faire tout ce qui entoure les véhicules commerciaux. Je pense qu’il faut se concentrer là où on peut être des champions. »

Des entreprises comme Britishvolt (Londres) et StromVolt (Ontario) ambitionnent chacune de construire au Québec une usine de cellules lithium-ion – l’élément de base de la batterie des véhicules électriques.

Pour sa part, la Compagnie électrique Lion, derrière des autobus et camions électriques, a choisi d’implanter à Mirabel son usine de bloc-batteries afin d’alimenter ses véhicules.