Hydro-Québec a coincé des mineurs de cryptomonnaie qui s’activaient depuis le printemps dernier sans payer leur facture d’électricité, ce qui lui a fait perdre 2 millions.

Hélène Baril
Hélène Baril La Presse

Des accusations de vol d’électricité et de fraude pourraient être portées pour ces méfaits commis à trois adresses différentes, à Beauport et à Saint-Damien de Buckland. La décision revient au Directeur des poursuites criminelles et pénales, à qui le dossier a été transféré.

C’est la deuxième fois qu’Hydro-Québec met fin à des activités illégales liées au minage de cryptomonnaies. En août dernier, alertée par des explosions dans ses transformateurs, la société d’État avait mis fin à des activités illégales de cryptomonnaies dans le même secteur de Beauport. Un millier d’ordinateurs avaient été saisis à cette occasion.

Cette fois, c’est à la suite d’une « enquête d’envergure » menée par Hydro-Québec et la Sûreté du Québec que des perquisitions ont eu lieu le vendredi 22 octobre.

Chaque année, environ 400 fraudes et vols d’électricité sont découverts par Hydro-Québec. Le minage de cryptomonnaies fait partie des nouvelles tendances de ce type de délits, indique la société d’État.

L’intention d’Hydro-Québec est de récupérer les montants volés, mais aussi d’assurer de la sécurité de son réseau. « Les installations trafiquées présentent un risque élevé d’électrocution et d’incendie », rappelle la société d’État.