Les Premières Nations invitent les entreprises et organisations du Québec à proposer des projets concrets qui incluent les peuples autochtones et à prendre un engagement public de les réaliser.

Isabelle Dubé
Isabelle Dubé La Presse

Cette invitation sous le thème « Le changement passe par votre engagement ! » survient au moment où le gouvernement du Québec et l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) sont en train de préparer deux journées d’activités et de discussions avec la communauté d’affaires de la province. Le Grand cercle économique des Peuples autochtones et du Québec aura lieu les 25 et 26 novembre en personne au Centre Sheraton de Montréal et en ligne.

« On n’a jamais fait appel à ce rapprochement-là qui pourrait donner des résultats concrets comme des partenariats. Je pense qu’il y a quelque chose à gagner à s’associer de façon un peu plus étroite autant pour les Premières Nations que pour la communauté d’affaires », a affirmé le chef de l’APNQL, Ghislain Picard, lors d’une entrevue téléphonique avec La Presse.

Les entreprises peuvent s’engager avant ou après la tenue du Grand cercle économique des Peuples autochtones et du Québec. Sur le site internet de l’évènement, on suggère aux entreprises de prendre cet engagement public en présentant leur projet sous forme de vidéo d’une durée de 30 secondes à une minute, qui sera diffusée pendant l’évènement ainsi que sur la plateforme de webdiffusion.

Un rapport

Pour les aider à préparer des projets concrets qui feront une différence pour les peuples autochtones, les entreprises sont invitées à consulter le rapport Vision d’avenir des Peuples autochtones.

Consultez le rapport

« Le contexte socioéconomique dans lequel nous évoluons présentement nécessite un important coup de barre afin d’être redressé », indique d’entrée de jeu le rapport.

Il y a divers enjeux qui intéressent les Premières Nations, que ce soit la création d’emplois, le tourisme, le parc immobilier qui a besoin de 7000 nouveaux logements.

Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador

« Le domaine des grands projets est aussi très important pour nous, poursuit Ghislain Picar. On veut que les communautés aient une participation dans des projets majeurs. Il y a beaucoup de développement au Québec dans le domaine minier et forestier. Il y a déjà des collaborations avec des entreprises bien établies comme Innergex et Boralex. Que ce soit le projet éolien Apuiat sur la Côte-Nord, qui est sous la gestion d’une nation entière, et l’autre en Gaspésie avec les communautés Mi’gmaq. »

Les jeunes des communautés sont de plus en plus instruits et ils pourraient apporter leur contribution à la pénurie de main-d’œuvre, soulève-t-il.

Le chef Ghislain Picard souhaite que les grandes discussions de novembre puissent créer un engouement sur le plan régional, où la diversité économique est frappante. Les communautés entre Montréal et Québec n’ont pas les mêmes besoins que celles plus au nord, rappelle-t-il.

« On veut que l’évènement soit le tremplin pour des évènements plus régionaux avec le concours des chambres de commerce et des municipalités. »