Notre série sur le REM de l’Est a suscité beaucoup de réactions des lecteurs. En voici un aperçu.

Publié le 25 août 2021

Et la pollution sonore ?

Il apparaît extrêmement douteux aux yeux de plusieurs que ce projet puisse être positif au plan visuel. Mais il ne faudrait surtout pas oublier le volet auditif du projet. Que devront endurer les gens qui habiteraient à proximité de ce REM ? Laid et bruyant en plus ? Ce serait catastrophique. On ne peut pas plaider qu’on va aider des quartiers décentralisés en rendant la vie d’autres quartiers misérables.

– Alain Foley

Pour un effet « wow »

Il serait impératif que les infrastructures aériennes du REM soient des œuvres d’art architecturales porteuses d’une marque de commerce touristique et de fierté pour Montréal. Nos regards éviteraient la vue du manque d’originalité de notre pauvre architecture urbaine du centre-ville. Relevons l’opportunité de rediriger quelques milliards à la création d’un projet « wow ».

– Louis-Michel Lanoie, Boucherville

La signature de Montréal !

Moi je trouve ça beau le REM ! Ça permet d’apprécier la ville. À l’Expo 67 on se ruait pour faire un tour dans ce genre de wagons. C’était l’avenir ! Tout était beau aux alentours. Pourquoi se concentrer sur le laid ? Il y a moyen de faire quelque chose de bien. Le REM sera la signature de Montréal ! On viendra ici pour sa gastronomie et son côté européen. Avoir le sous-sol de mon île troué comme un fromage pas certain que ce soit sécuritaire à long terme.

– Céline Gadoua

Réduire la circulation automobile

Il est facile d’augmenter la mobilité urbaine, de diminuer l’impact des véhicules à essence sans saccager le tissu urbain et la beauté d’une ville. Mais pour diminuer les voitures, peut-on diminuer les routes ? On a qu’à recycler les autoroutes pour un transport collectif électrifié : retirer une voie sur la métropolitaine pour un train électrique créera le lien est-ouest Dorion-Repentigny en plus d’alimenter les stations de métro. Un lien électrique entre Mascouche et Boucherville sur l’autoroute 25 relierait la couronne nord à la Rive-Sud en alimentant les lignes verte et bleue du métro et inversement. Déjà, le REM relie la Rive-Sud du DIX30 au centre-ville de Montréal. Au Québec, faut-il que ça coûte si cher pour éliminer des voitures ?

– Gilles Laplante

Que fait la mairesse ?

La construction de cette masse de béton va défigurer la ville de Montréal et que fait la mairesse ? Elle est cachée dans sa tanière. C’est le temps de crier haut et fort ; on en veut pas du REM au centre-ville.

– Michel Trottier

Rendre la ville plus attrayante

On se pose la mauvaise question depuis des mois. La vraie question est comment profiter de ce projet pour rendre Montréal une ville encore plus agréable, intéressante, attirante, captivante tout en répondant aux besoins de transport. Pourquoi se cacher sous terre ou pourquoi construire, comme on le dit, une barrière, une horreur au milieu de boulevards existants ? Montréal, il faut oser ! Construire des stations uniques dans le monde, pourquoi pas conçues avec le soutien d’artistes, chaque station différente, excentrique s’il le faut. J’aimerais bien qu’un jour mes invités de l’étranger me disent : « Nous voulons absolument voir votre projet de transport, toute une découverte, quelle bonne idée ! » Allons-y de l’avant, en surface. Utilisons notre savoir-faire à son meilleur pour arriver enfin à un modèle, une inspiration pour le monde, pour nous et pour les générations futures.

– Emile Sayegh, architecte, L’Île-des-Sœurs

Manque de transparence

Si on peut passer des lignes de train sous Manhattan ou sous Londres, on peut le faire à Montréal. Un train souterrain coûtera plus cher, mais il faut considérer les externalités – nous investissons pour plusieurs décennies. Ce qui choque le plus, c’est le manque de transparence dans un dossier d’ordre public.

– Michel Gélinas

Attendons l’avis des experts

Pourquoi vous acharner à discréditer ce projet et à réclamer un tunnel alors qu’il est déclaré infaisable ? Comment vos appréhensions concernant l’esthétique d’une partie de votre ville peuvent-elles faire le poids face aux arguments à la fois techniques ou sécuritaires (risques d’effondrements de structures actuelles) et financiers (inquantifiables et menaçant rien de moins que le « bas de laine des Québécois ») ? Cessez d’aller vous promener à Vancouver et attendez d’examiner ce qu’en dira le comité d’experts.

– Geneviève Bouchard, Québec

Pour un tunnel

Le REM de l’Est doit être en tunnel. La géologie de l’île de Montréal possède des caractéristiques idéales pour permettre la construction d’ouvrages souterrains. Les coûts initiaux un peu plus élevés sont compensés par des coûts d’entretien bien moindres à long terme.

– Marc Durand, doct-ing. en géologie et géotechnique

Le train aérien uniformiserait le paysage

Oui, un train aérien sera le bienvenu au centre-ville, si on regarde juste les édifices en hauteur du centre-ville, rien d’uniforme et aucune homogénéité. Un train aérien pourrait être une source de conciliation entre ces deux univers.

– Luc Langlois

Intégration architecturale

Je comprends très bien les réticences de plusieurs concernant un tracé aérien. Nous n’avons qu’à penser à l’autoroute métropolitaine ou encore d’autres projets avec une structure massive pour comprendre que l’idée n’est peut-être pas si géniale. Or, à voir les exemples proposés, dont celui des Pays-Bas où l’ouvrage permet une certaine intégration intéressante architecturale, je crois avoir changé d’opinion. D’autant plus qu’un aménagement aérien permettrait de repenser les rues au sol et la configuration des voies sur Sherbrooke, qui nous donnent l’impression qu’elles ont été conçues exclusivement pour l’automobile à une autre époque.

– Philippe Bilodeau

Laissons un héritage harmonieux

La beauté de notre architecture au centre-ville ne peut être cachée et obscurcie par ces éléments qui, en plus, lui feront perdre de la valeur monétaire et patrimoniale. D’autres villes ont conçu leur projet en beauté. Laissons un héritage harmonieux à notre belle ville qui le mérite aussi.

– Céline Blais

Chicago, un mauvais exemple

J’ai eu la chance de visiter Chicago il y a cinq ans et j’ai pu observer la laideur des structures aériennes qui sillonnent la ville en périphérie et tout prêt du centre-ville. Non, Chicago n’est pas un bon exemple.

– Dominic Brassard, ing. MBA