(New York) Le dollar progressait mardi face à la plupart des devises majeures, soutenu par le rebond de Wall Street après un fort repli lundi.

Agence France-Presse

Vers 14 h 45, le dollar gagnait face dollar canadien, valant 1,2676 $ CAD, un peu plus que le 1,2754 $ CAD d’hier.

Le dollar américain gagnait 0,14 % face à l’euro, à 1,1783 dollar pour un euro, proche de son plus haut depuis début avril.

Le billet vert s’appréciait aussi face à la livre sterling, atteignant des niveaux plus vus depuis début janvier, à 1,3629 dollar pour une livre, ainsi que face au yen.

Ces derniers jours, plusieurs analystes ont vu dans le rebond du dollar, un temps délaissé du fait du maintien d’un discours accommodant de la banque centrale américaine (Fed), l’illustration d’une fuite vers les valeurs refuges, sur fond de résurgence du coronavirus.

Mais pour Mazen Issa, analyste changes chez TD Securities, la bonne tenue de la devise américaine s’expliquait mardi par la hausse de Wall Street, bien ancrée dans le vert après un décrochage lundi.

« L’un des phénomènes marquants de la pandémie a été la corrélation assez étroite entre la monnaie et les marchés actions », a expliqué le spécialiste. Ce lien s’était distendu en début de mois mais est en train de reprendre l’ascendant.

Autre élément de soutien, la remontée des taux obligataires américains après plusieurs jours de repli, des rendements plus élevés attirant davantage les investissements étrangers et favorisant la devise nationale.

Le dollar a aussi été aidé par la perspective de la réunion du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi, dont les analystes attendent un discours modéré.

Le maintien d’une politique monétaire accommodante de la BCE éloigne la perspective d’une augmentation des taux d’intérêt et ne soutient pas la monnaie unique.

La livre britannique souffre, elle, d’une certaine fébrilité des opérateurs au sujet de la situation économique au Royaume-Uni, qui vient de lever quasiment toutes les dernières restrictions sanitaires en vigueur et où les cas de coronavirus se multiplient.

« La pression du (variant) Delta, sous les projecteurs, devrait diluer » la portée des propos récents de membres de la Banque d’Angleterre plus orientés vers un resserrement monétaire « et la restreindre à une minorité de banquiers centraux », a estimé, dans une note, Joe Manimbo, de Western Union.