(Washington) « Nous ne sommes pas en guerre contre Facebook », a assuré lundi la porte-parole de la Maison-Blanche ; le président Joe Biden s’efforçant lui aussi de calmer le jeu après avoir accusé vendredi le réseau social de « tuer des gens ».

Agence France-Presse

« Nous ne sommes pas en guerre contre Facebook, nous sommes en guerre contre le virus », a dit lundi Jen Psaki, porte-parole de la Maison-Blanche.

Un peu plus tôt, le président Joe Biden était lui revenu sur des propos très vifs qu’il avait tenus vendredi à propos des fausses informations sur la vaccination anti-COVID-19 circulant sur Facebook.

« Facebook ne tue pas les gens », a-t-il déclaré lundi à la presse, après un discours à la Maison-Blanche sur l’économie américaine.

Il a fait valoir que des usagers du réseau social « diffusaient de fausses informations. Cela peut faire du mal à ceux qui les écoutent. C’est ça qui tue des gens ».

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« Facebook ne tue pas les gens », a déclaré lundi le président Joe Biden. Il a fait valoir que des usagers du réseau social « diffusaient de fausses informations. Cela peut faire du mal à ceux qui les écoutent. C’est ça qui tue des gens ».

« Voilà ce que j’ai voulu dire », a ajouté le président.

Vendredi, Joe Biden avait, dans une sortie d’une rudesse inhabituelle, estimé que Facebook et d’autres réseaux sociaux « tuaient » des gens en laissant circuler de fausses informations sur la vaccination contre la COVID-19.

« Ils tuent des gens. La seule pandémie que nous avons touche des personnes qui ne sont pas vaccinées. Ils tuent des gens », avait répondu le président américain à une question sur ce qu’était son message à destination de groupes tels que Facebook.

La réponse du groupe de Mark Zuckerberg avait été cinglante : « Les faits montrent que Facebook aide à sauver des vies, un point c’est tout ».

Inquiète de voir s’enliser la campagne de vaccination au moment même où la propagation du variant Delta provoque une recrudescence de cas, la Maison-Blanche a nettement durci le ton la semaine dernière contre les grands groupes technologiques, leur demandant de lutter davantage contre les fausses informations.