(Washington) La confiance des consommateurs américains s’est nettement améliorée en février,  portée par un optimisme plus grand sur la conjoncture économique actuelle, selon l’indice du Conference Board publié mardi.

Agence France-Presse

Cet indicateur a ainsi grimpé à 91,3 points contre 88,9 en janvier (révisé en baisse), principalement grâce à la composante mesurant la situation actuelle (fondée sur l’évaluation par les consommateurs des conditions actuelles des entreprises et du marché du travail) qui est passée de 85,5 à 92,0.

En revanche, l’inquiétude persiste sur l’avenir puisque la composante mesurant les attentes des consommateurs en matière de revenus et de conditions du marché du travail, a légèrement diminué, passant de 91,2 le mois dernier à 90,8 en février.

Ces résultats sont aussi à analyser avec prudence, souligne le Conference Board dans un communiqué, soulignant que l’étude a été conduite jusqu’au 11 février.

Ils ne prennent donc pas en compte des facteurs survenus dans deux régions clés des États-Unis susceptibles d’avoir un impact contradictoire sur la confiance des ménages : d’une part, la crise liée aux coupures d’électricité au Texas, d’autre part, le relâchement des restrictions dans le secteur de la restauration à New York.  

« Après trois mois de baisses consécutives, l’évaluation par les consommateurs des conditions actuelles s’est améliorée en février », a toutefois relevé Lynn Franco, directrice principale des indicateurs économiques au Conference Board.  

« Ce renversement de cap suggère que la croissance économique n’a pas ralenti davantage », a-t-elle ajouté.  

Selon elle, malgré la légère baisse des attentes, les consommateurs restent, « dans l’ensemble, prudemment optimistes quant aux perspectives pour les mois à venir ».  

À titre d’exemple, les projets de vacances, incluant de potentiels voyages en dehors des États-Unis et par avion, ont connu une hausse ce mois-ci.

Et, ils sont amenés à s’améliorer encore « à mesure que les efforts de vaccination se développent », a estimé Mme Franco.