St-Hubert installera son nouveau centre de distribution sur les anciens terrains de l’aérodrome de Mascouche. Sa livraison est prévue à l’automne 2021.

André Dubuc André Dubuc
La Presse

Le bâtiment de 101 000 pieds carrés servira à la distribution des produits secs, du frais et des produits congelés de la chaîne de restaurants qui vend aussi des plats préparés et des aliments en épicerie. C’est d’ailleurs l’essor des ventes de quelque 300 produits en épicerie qui contraint St-Hubert au déménagement, indique la porte-parole Josée Vaillancourt. Le montant de l’investissement n’a pas été divulgué.

L’entrepôt actuel de St-Hubert à Anjou (environ 89 000 pieds carrés) traite les produits secs. Les produits frais et congelés sont manipulés à l’entrepôt adjacent à l’usine de Boisbriand.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Le bâtiment de 101 000 pieds carrés servira à la distribution des produits secs, du frais et des produits congelés de la chaîne de restaurants qui vend aussi des plats préparés et des aliments en épicerie.

« Nos camions pourront donc partir directement de Mascouche [sans repasser par Boisbriand] pour distribuer des produits dans nos rôtisseries. Plusieurs produits comme nos filets de poulet ou nos desserts sont livrés à nos restaurants directement par nous via notre centre de distribution », explique Mme Vaillancourt.

Les produits « secs » seront aussi entreposés à Mascouche : sauces, soupes, épices, confitures, bonbons, sous les marques St-Hubert, Swiss Chalet, Montana’s, de même que celles de partenaires comme, par exemple, les confitures Bonne Maman et les tartinades Laura Secord.

Construit sur un terrain de 244 000 pieds carrés, le nouvel entrepôt sera doté de plafonds à 40 pieds et aura la capacité de traiter 21 000 caisses par jour à destination du réseau.

St-Hubert a la possibilité d’agrandir de 35 000 pieds carrés en cas de besoin, ce qui était impossible à Anjou. Les 40 employés d’Anjou seront mutés à Mascouche.

La construction est confiée à Frare & Gallant, société lavalloise spécialisée dans la construction d’usines agroalimentaires. Les travaux doivent commencer d’ici la fin du mois.

L’arrivée de St-Hubert constitue la plus belle prise de la deuxième phase de CentrOparc, zone industrielle de 1,6 million de pieds carrés appartenant à la société Montoni. « Nous pensions mettre cinq ans à remplir le site. Après 18 mois, les deux premières phases (environ 40 % de la superficie) sont pour ainsi dire complétées », dit Dario Montoni, ravi.

Groupe St-Hubert compte plus de 10 000 employés répartis au sein de deux divisions : restauration et alimentation. Fondées en 1951 à Montréal, Les Rôtisseries St-Hubert comprennent aujourd’hui 123 rôtisseries au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick, et servent plus de 31 millions de repas annuellement. L’entreprise exploite deux usines, à Blainville et Boisbriand. Le groupe a des bureaux administratifs à Boisbriand et son siège social à Laval. St-Hubert a été vendu à l’ontarienne Cara (maintenant RECIPE) en 2016 pour 537 millions.