Chaque semaine, La Presse présente conseils, anecdotes et réflexions pour leaders, entrepreneurs et gestionnaires.

Isabelle Massé Isabelle Massé
La Presse

L’INITIATIVE

Et de trois !

La nouvelle liste d’Excellence Québec a été dévoilée lundi. Pour la troisième année, Madeleine Féquière (chef du crédit d’entreprise de Domtar) et Ben Marc Diendéré dressent une liste de gens d’affaires issus de la communauté noire à laquelle des entreprises peuvent se référer pour diversifier leur conseil d’administration. « Le contexte de cette année nous a motivés à proposer 22 noms cette fois [soit le double] et à ajouter des entrepreneurs et travailleurs sociaux, dit Ben Marc Diendéré, chef des affaires publiques et des communications de VIA Rail Canada. Tous les membres des deux premières listes se sont positionnés sur des conseils. On l’envoie à des corporations et des gouvernements. Des entreprises nous appellent aussi pour avoir des noms. »

Cette année, on y trouve notamment Isabelle Adjahi, anciennement chez WSP, Carlyle Émile, d’Ivanhoé Cambridge, Marie-Jacqueline Saint-Fleur, de CMC Électronique, et Cadleen Désir, de Déclic. « Ces personnes sont constantes, reconnues par leurs pairs et ont quelque chose à dire, explique Ben Marc Diendéré. Elles peuvent aussi éventuellement devenir des modèles pour les jeunes du milieu et leur montrer qu’ils ne sont pas des exceptions. »

LE TRUC

Une touche de photos personnelles

PHOTO JODI JACOBSON, GETTY IMAGES

Leur présence de photos personnelles dans l’environnement de travail réduirait le nombre de gestes non éthiques et immoraux faits par les salariés, selon une étude du site ScienceDirect.

Derrière les photos de fiston, du conjoint ou de l’animal de compagnie sur le bureau de vos employés se cachent quelques bienfaits pour l’entreprise. Leur présence réduirait le nombre de gestes non éthiques et immoraux faits par les salariés, selon une étude du site ScienceDirect. Ceux-ci seraient moins portés à gonfler leurs rapports de dépenses et commettre de petits gestes frauduleux, par exemple. « Des photos de nos proches tendent à amoindrir la posture mentale de chiffres et de gains financiers propre à l’environnement de travail, expliquent les professeurs d’université Ashley E. Hardin, Chris Bauman et Davis M. Mayer. C’est important quand on sait que les fraudes mineures peuvent faire perdre jusqu’à 5 % des revenus d’une entreprise. »

(Source : Harvard Business Review)

LE CHIFFRE

36 %

C’est le pourcentage de gens pour qui il est plus difficile d’être motivés au travail présentement, selon un sondage de Morneau Sheppell. Et 34 % affirment avoir plus de mal à se concentrer au travail. L’entreprise note aussi une détérioration de la santé mentale des travailleurs canadiens (de - 10 par rapport à un score de référence de 75, selon son Indice de la santé mentale) depuis l’automne, après un rebond cet été. « Il est crucial qu’au regard des mois à venir, les gouvernements et les organisations soient conscients des risques liés à l’isolement pour le bien-être des Canadiens et prennent des mesures proactives, dit Stephen Liptrap, président et chef de la direction de Morneau Shepell, dans un communiqué. Ne pas tenir compte des besoins en matière de santé mentale et du bien-être de ces derniers pourrait à long terme compromettre la résilience de la population. »

DIVERSITÉ

L’aveu du patron de Couche-Tard

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Brian Hannasch, président et chef de la direction d’Alimentation Couche-Tard

Lors d’une conversation au Cercle canadien de Montréal, la semaine dernière, Brian Hannasch, d’Alimentation Couche-Tard, a affirmé faire de grands efforts pour diversifier la haute direction de l’entreprise. « Nous avons 23 % de femmes dans les postes de direction, comparativement à 50 % dans nos magasins, a expliqué le président et chef de la direction. En ce qui concerne les Noirs et les hispanophones, c’est moins de 10 %. Alors nous ne ressemblons pas à nos clients. L’équipe de direction ne croit pas que ce soit bien. Nous croyons en la diversité des points de vue. Et nous allons nous améliorer. Nous avons des conversations difficiles à l’interne au sujet de nos biais. Et nous nous efforçons d’aborder ces sujets difficiles. »

LA CITATION

PHOTO FOURNIE PAR CAPITAL GROUP

Claudia Huntington, gestionnaire de portefeuille de Capital Group à la retraite

Si vous avez une belle entreprise dirigée par un mauvais PDG, les chances que cette entreprise devienne un bon investissement sont faibles. De l’autre côté, si vous avez une entreprise plus ou moins bonne avec un PDG extraordinaire, il y a plus de chances que l’entreprise représente un bon investissement. Donc, le choix d’un bon patron et d’une bonne équipe de direction est primordial.

Claudia Huntington, gestionnaire de portefeuille de Capital Group à la retraite

L’ÉTUDE

En quête de stabilité

La pandémie a des répercussions sur la façon avec laquelle les membres de la Génération Z abordent le travail. Selon une étude américaine de Tallo menée auprès de finissants collégiaux et universitaires en quête de leur premier emploi à temps plein, ceux-ci seraient plus enclins à prioriser la stabilité financière. Une différence comparée à la génération précédente (milléniale) qu’on a souvent dit plus encline à passer d’un emploi à un autre au bout d’une ou deux années. « La pandémie fait en sorte que la Génération Z sent le besoin de rester en poste dans son premier emploi plus longtemps, note Casey Welsh, PDG et cofondateur de Tallo. Elle a soif de sécurité au travail. »

(Source : Forbes)