Après un printemps difficile qui a vu les retards de livraison exploser, Postes Canada a prévenu ce jeudi matin ses clients : le scénario risque de se reproduire pendant les Fêtes.

Karim Benessaieh Karim Benessaieh
La Presse

« En cette année où les Canadiens ont fait une grande partie de leurs achats en ligne dans le contexte de la COVID-19, Postes Canada prévoit une période des Fêtes sans pareille, a déclaré la société de la Couronne par communiqué. Compte tenu des volumes prévus, l’ajout de la hausse habituelle de colis des Fêtes risque de surcharger le réseau et de causer d’importants retards. »

Selon un sondage réalisé pour Postes Canada en juin, 48 % des consommateurs canadiens prévoient dépenser « principalement » ou « exclusivement » en ligne pendant les Fêtes. 54 % des répondants se disaient par ailleurs « ouverts » à commencer leurs achats plus tôt, dès octobre. C’est cette solution que préconise manifestement Postes Canada, précisant que « le magasinage à l’avance et la répartition des achats sont essentiels pour éviter la croissance subite d’achats en ligne qu’on voit habituellement pendant les Fêtes. »

Fins de semaine et embauches

L’entreprise, qui gère environ 70 % du marché du colis au Canada, annonce de plus un « plan complet » pour faire face aux périodes de pointe à venir, avec d’abord l’embauche de 4000 employés saisonniers temporaires et l’ajout de 1000 véhicules à son parc. « Dans de nombreuses localités », annonce-t-on sans plus de détail, il y aura des livraisons la fin de semaine, des emplacements de ramassage des colis seront ajoutés et les heures de certains bureaux de poste prolongées. Enfin, les entreprises importantes qui comptent sur les achats en ligne seront mises à contribution pour « gérer la demande » et « inciter les Canadiens à faire leurs achats à l’avance », précise-t-on.

En juin dernier, Postes Canada avait admis avoir demandé à plusieurs entreprises de diminuer leur volume d’envois, imposant notamment des quotas pouvant atteindre 40 % des envois prévus. Ces quotas, selon les témoignages recueillis récemment par La Presse auprès des entreprises et de leurs représentants, ne sont plus imposés. Par ailleurs, tout indique que les délais de livraison, après avoir atteint des sommets entre avril et juin derniers, sont revenus à la normale début septembre.