L’Association internationale du transport aérien (IATA), basée à Montréal, demande au gouvernement canadien d’étudier d’autres options que la fermeture actuelle de ses frontières, qui menace selon elle jusqu’à 410 500 emplois au pays.

Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

« Il y a des alternatives aux mesures de quarantaine actuelles, qui pourraient à la fois garder les Canadiens en sécurité et raviver l’économie », fait valoir dans un communiqué le président-directeur général de l’IATA, Alexandre de Juniac.

« L’approche développée par l’OACI en est une. Le travail que font Air Canada et WestJet sur les tests ajoute une couche supplémentaire. »

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Le président-directeur général de l’IATA, Alexandre de Juniac

Air Canada, à Toronto, et WestJet, à Vancouver, ont annoncé des projets pilotes par lesquels ils testent de façon volontaire leurs passagers.

L’IATA est un organisme regroupant les principaux transporteurs aériens mondiaux, dont Air Canada et WestJet. Son siège social est à Montréal, où se trouve aussi le siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), une branche de l’ONU.

Selon l’IATA, les revenus des lignes aériennes pour des voyages ayant pour point d’origine ou d’arrivée le Canada pourraient chuter de 70 %, ou 22,6 milliards de dollars, par rapport à 2019. Cela mettrait à risque 410 500 emplois et 39 milliards de PIB, en tenant compte des industries indirectes, notamment le tourisme.