(Ottawa) Postes Canada a affiché vendredi une perte avant impôts de 378 millions au deuxième trimestre alors que la pandémie de COVID-19 a pesé sur ses activités et qu’une décision d’un tribunal arbitral en matière de relations de travail a fait grimper ses coûts.

La Presse canadienne

La perte du secteur Postes Canada pour le trimestre clos le 27 juin se comparait à une perte de 50 millions pour la même période l’an dernier. Les revenus ont décliné de 0,7 %, à 1,63 milliard.

La crise sanitaire a eu un impact de 164 millions sur ce secteur. La décision d’un tribunal arbitral rendue le 11 juin ayant pavé la voie à de nouveaux contrats de travail avec le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes a fait grimper les coûts de 114 millions.

Toutefois, même en faisant abstraction de ces éléments, le secteur Postes Canada aurait affiché une perte, est-il précisé dans le rapport.

Postes Canada a souligné que les mesures de confinement visant à limiter la propagation du nouveau coronavirus et les fermetures d’entreprises avait provoqué une « croissance sans précédent des volumes et revenus » de son secteur des colis.

Toutefois, « comme le courrier et les publicités se sont faits plus rares », la diminution des volumes et des revenus tirés du courrier transactionnel et du marketing direct a été supérieure à la croissance observée du côté de la division des colis, a souligné la société de la Couronne.

De son côté, le Groupe d’entreprises de Postes Canada, qui regroupe les entités Postes Canada, Purolator, SCI et Innovaposte, a affiché une perte de 333 millions au deuxième trimestre, par rapport à un bénéfice de 11 millions à la même période l’an dernier.