(Stockholm) Le constructeur automobile suédois Volvo Cars, propriété du chinois Geely, a dit mardi s’attendre à « une forte reprise » des ventes au second semestre, après des pertes au premier liées aux effets du coronavirus.

Agence France-Presse

Plombé par un plongeon de ses ventes (-14 %) au cours des six premiers mois de l’année, le constructeur basé à Göteborg a annoncé dans un communiqué une perte nette de 1,17 milliard de couronnes (114 millions d’euros) contre un bénéfice de 3,4 milliards un an plus tôt.

« La baisse que nous avons vue au premier semestre est temporaire. Nous prévoyons une forte reprise au second semestre », commente son patron Haakan Samuelsson, cité dans le rapport financier.

Les ventes sont tombées à 269 962 voitures (-21 %), près de 70 000 de moins, pour un chiffre d’affaires de 111,76 milliards. La Chine reste le principal marché de Volvo Cars (24,4 % des ventes), devant les États-Unis (16 %) et la Suède (9 %).

Le résultat opérationnel est aussi tombé dans le rouge, avec une perte de 989 millions de couronnes, contre un profit de plus de 5,5 milliards l’an passé.

Comparé aux autres constructeurs, Volvo s’en est toutefois plutôt bien tiré : « si les ventes ont baissé en termes absolus au premier semestre, Volvo Cars a gagné des parts de marché en Chine, aux États-Unis et en Europe », affirme le groupe. En Chine le rebond a été très sensible au deuxième trimestre, limitant à 3 % la baisse des ventes sur le semestre. La baisse est plus marquée aux États-Unis (-13,7 %) et en Europe (-29,5 %), où Volvo a toutefois là aussi fait mieux que la moyenne.

À l’exception du site américain de Charleston, toutes les usines ont repris leur activité, précise Volvo Cars. L’entreprise avait annoncé fin avril la suppression de 1300 postes sur ses 25 000 en Suède. Sont visés des postes de cadres, et pas de production industrielle, selon la filiale de Geely.

Racheté par le constructeur chinois à l’Américain Ford en 2010, Volvo Cars avait redressé spectaculairement ses comptes en préservant son image de marque malgré sa prise de contrôle par un constructeur asiatique d’entrée de gamme. Champion de la familiale pendant des années, le constructeur a bien négocié le virage des VUS qui constituent actuellement ses trois modèles les plus vendus.

Volvo Cars est distinct de Volvo Group, un constructeur indépendant de camions poids lourds.