Les aéroports canadiens sont confrontés à la perspective de cumuler des pertes de 2 milliards au cours des prochains mois, alors que les frontières se ferment et que les avions sont cloués au sol en raison de la pandémie de COVID-19.

Christopher Reynolds
La Presse canadienne

Le Conseil des aéroports du Canada (CAC), qui représente 53 aéroports, prévoit que le trafic passagers diminuera d’entre 55 % et 71 % entre mars et juin, ce qui représente environ 37 millions de voyageurs.

La perte de revenu prévue pourrait atteindre entre 1,8 milliard et 2,2 milliards, ce qui marquerait une baisse de 40 % à 51 % d’une année à l’autre, et éclipserait les estimations déjà importantes d’une perte de 1,3 milliard avancées il y a moins d’une semaine.

« Quelle différence une semaine peut faire », a souligné la présidente du CAC, Joyce Carter, dans une lettre transmise au premier ministre Justin Trudeau au cours de la fin de semaine.

« Malheureusement, nous avons largement sous-estimé à la fois le rythme auquel les événements se déroulent et la forte baisse du trafic aérien intérieur et mondial que nous avons constatée la semaine dernière », a affirmé Mme Carter.

Elle a précisé que la situation « catastrophique » dépassait les défis commerciaux posés par les attentats du 11 septembre 2001, de nombreuses parties du secteur de l’aviation étant confrontées à un éventuel arrêt à moins que les secours fédéraux n’arrivent.

Le groupe commercial a demandé une aide sous forme d’allégements de loyer et d’injections de liquidités, ainsi qu’un soutien à long terme par l’entremise du financement des infrastructures et de la promotion du tourisme.

Les aéroports tirent une grande partie de leur argent des redevances d’atterrissage et des terminaux ainsi que des frais par passager – qui sont tous en suspens en raison de l’effondrement des voyages dans le monde déclenché par la pandémie du nouveau coronavirus.