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Salon du Bourget: de bonnes nouvelles pour Mirabel

Vue aérienne du Salon du Bourget... (PHOTO PASCAL ROSSIGNOL, REUTERS)

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Vue aérienne du Salon du Bourget

PHOTO PASCAL ROSSIGNOL, REUTERS

Il y avait 50 bonnes nouvelles pour les employés d'Airbus à Mirabel dans la toute première commande annoncée hier à l'ouverture du Salon international de l'aéronautique du Bourget. Plus même en ajoutant les éloges de l'acheteur, reconnu comme un pionnier de cette industrie.

Air Lease Corporation, un des plus importants locateurs d'avions commerciaux du monde, se portera acquéreur de 100 nouveaux avions d'Airbus, dont 50 appareils A220. Ceux-ci seront construits à Mirabel, même si l'acheteur est américain, parce que les compagnies aériennes qui les lui loueront sont situées un peu partout dans le monde, a indiqué Air Lease.

Il s'agit de la première nouvelle commande destinée à l'usine de Mirabel depuis le mois de mai 2018, alors qu'Air Baltic, l'un des tout premiers clients, avait ajouté 30 appareils. Trois autres commandes importantes ont été décrochées depuis, mais elles étaient toutes destinées à Mobile, en Alabama, puisque les acheteurs étaient des transporteurs américains.

C'est la première fois qu'Air Lease, qui est établi à Los Angeles, fait confiance à l'A220. Son fondateur Steven Udvar-Hazy, une icône du monde de l'aéronautique, et son président et chef de la direction, John Plueger, en ont tous les deux longuement vanté les mérites.

« Nous croyons que cet avion fera un merveilleux remplaçant aux vieux 319 d'Airbus, 737 de Boeing, Fokker 100, BAE 146 et autres appareils à réaction de petite taille », a dit M. Udvar-Hazy.

Une autre commande

La conférence de presse soulignant cette annonce servait d'entrée en matière à Airbus pour le très important Salon du Bourget. C'est qu'en plus des 50 A220, Air Lease achètera 27 appareils A321XLR, le tout nouveau modèle d'Airbus (voir onglet suivant), dont c'était en quelque sorte le lancement. Malgré tout, M. Udvar-Hazy a passé plus de temps à vanter l'A220 que le nouvel appareil.

« Nous sommes très heureux. Nous avons passé tellement d'années à analyser cet appareil. Maintenant, avec Airbus aux commandes, nous avons développé suffisamment de confiance que le marché va croître. Nous allons travailler main dans la main avec Airbus pour étendre la base de clientèle de cet appareil. »

- Steven Udvar-Hazy

Pour M. Plueger, l'A220 a un grand avenir dans le marché transatlantique, entre l'Europe et les États-Unis, ainsi qu'entre l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud, « en raison de sa portée étendue ».

Airbus a annoncé il y a un peu moins d'un mois que la portée de l'A220 allait augmenter d'environ 450 miles nautiques (830 kilomètres ou une heure de vol), citant alors la demande de certains clients. Aucune modification à l'appareil n'avait été nécessaire, l'augmentation provenant de la possibilité d'embarquer plus de carburant, celle-ci découlant elle-même d'une certification à décoller avec un poids maximal plus élevé après des tests additionnels qui ont validé la solidité de l'appareil.

« Nous le voyons maintenant comme un avion mainstream, a ajouté M. Plueger. Nous avons constaté tellement plus d'intérêt de la part des transporteurs aériens depuis six mois. Comme locateurs, nous répondons à ce que les transporteurs demandent, et présentement, ils demandent des A220. »

Airbus s'est présentée au Bourget avec 536 commandes de l'A220 à son catalogue. L'ajout d'hier matin est donc aussi significatif en termes de quantité. Les livraisons sont prévues entre 2021 et 2026.

D'autres nouvelles

Le Canada perd du terrain, craint l'industrie

L'industrie aéronautique canadienne « perd du terrain progressivement depuis quelque temps », a constaté l'ancien premier ministre québécois Jean Charest, dans un rapport présenté hier, destiné au gouvernement fédéral et commandé par l'Association des industries aérospatiales du Canada. L'industrie compte environ 215 000 emplois et génère 25,5 milliards de dollars pour l'économie canadienne, rappelle d'entrée de jeu le rapport intitulé Cap sur l'horizon. « Rien de cela n'est arrivé par hasard et l'ignorer s'avère risqué », prévient-on. Le rapport établit six priorités, à commencer par la formation de la main-d'oeuvre. « Nous n'avons pas employé le mot "crise" dans le rapport, mais on est très près de ça, estime M. Charest. Les pays qui vont réussir sont ceux qui vont réussir à former de la main-d'oeuvre. »

Mitsubishi ne voit pas d'avenir pour le CRJ

Mitsubishi est revenue hier sur l'annonce faite la semaine dernière du lancement du M100, un appareil régional de 76 places destiné au marché américain. L'entreprise japonaise a vanté le marché des avions régionaux, dans lequel elle devrait entrer officiellement l'an prochain avec la mise en service du M90, un peu plus grand. Celle qui a avoué récemment être en discussions avec Bombardier pour acheter le programme CRJ ne voit manifestement pas d'avenir pour celui-ci. Dans l'avenir évoqué par le directeur du développement, Alex Bellamy, il y a deux avions régionaux en concurrence, et aucun n'est le CRJ (l'autre est l'E175 d'Embraer). Acquérir le CRJ aurait néanmoins « beaucoup de sens stratégique », selon lui, surtout pour son réseau de service à la clientèle.

De plus en plus loin dans de « petits » avions

À peine l'A321LR (pour « Long Range » ou longue portée) vient-il d'entrer en service, notamment chez Air Transat il y a quelques jours, qu'Airbus a profité de l'ouverture du Salon, hier, pour confirmer le lancement de l'A321XLR, doté d'une portée encore plus longue. Comme son prédécesseur, cet appareil monocouloir pourra notamment être utilisé pour des vols transatlantiques, un marché jusqu'ici à peu près réservé aux appareils de grand format, comportant deux allées. Sa portée est d'environ neuf heures de vol. Son lancement coupe aussi en partie l'herbe sous le pied de Boeing, qui songe déjà depuis un moment à lancer un appareil de « milieu de marché » qui offrirait les avantages à la fois des monocouloirs et des gros porteurs.

Boeing : excuses et reports

Le salon a commencé de façon austère pour le géant Boeing, habitué de jouer du coude et d'arrogance avec son rival Airbus. L'entreprise a d'abord, à nouveau et à de multiples reprises, offert ses condoléances aux familles des victimes des deux accidents qui ont mené à l'interdiction de vol de ses 737 MAX. Elle a ensuite dû admettre que l'entrée en service du 777X, un très gros porteur dont le développement achève, sera légèrement reportée en raison de problèmes avec ses moteurs conçus par GE. Puis, elle a mis fin aux derniers espoirs de ceux qui espéraient qu'elle profite de l'événement pour lancer son tout nouvel appareil de « milieu de marché ». Elle dit avoir encore besoin de temps pour bien analyser le marché.

Cérémonie pour le Q400

Établi en Colombie-Britannique, Viking Air a officiellement mis la main sur le programme d'avions turbopropulsés Q400 de Bombardier il y a quelques jours. De passage à Paris hier, le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, a profité de l'occasion pour procéder à une cérémonie de transfert du certificat de l'appareil. Viking Air, qui exploite la marque de Havilland, a emmené au Bourget un Q400 aux couleurs du transporteur indien SpiceJet, de loin le plus gros client dans son carnet de commandes.




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