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Trois employés d'Ubisoft poursuivent l'AMF

Le PDG d'Ubisoft Montréal, Yannis Mallat (sur la... (Photo Martin Chamberland, Archives La Presse)

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Le PDG d'Ubisoft Montréal, Yannis Mallat (sur la photo), ainsi que deux de ses collègues font l'objet d'une procédure depuis maintenant trois ans de la part des Autorités des marchés financiers de France et du Québec.

Photo Martin Chamberland, Archives La Presse

Le PDG d'Ubisoft Montréal, Yannis Mallat, et deux de ses collègues vont déposer aujourd'hui, à Montréal et à Paris, des requêtes en nullité d'enquête et en dommages contre les Autorités des marchés financiers (AMF) de la France et du Québec, en lien avec une procédure dont ils font l'objet depuis maintenant trois ans.

M. Mallat, le vice-président exécutif aux opérations Olivier Paris et le vice-président aux affaires corporatives Francis Baillet sont tous trois soupçonnés par l'AMF française d'avoir profité d'informations privilégiées au moment d'exercer des options d'achat d'actions de l'entreprise.

Plus précisément, les trois dirigeants ont procédé à des transactions dans les semaines ayant précédé l'annonce, le 15 octobre 2013, du report du lancement des jeux Watch Dogs, développé à Montréal, et The Crew. Cette annonce avait fait s'effondrer le titre d'Ubisoft, qui avait perdu 26 % la journée suivante. L'AMF française les soupçonne d'avoir agi rapidement avant cette annonce.

Dans le cas de M. Mallat, la transaction a eu lieu trois semaines avant l'annonce, le 25 septembre. Il affirme n'avoir appris la remise de Watch Dogs que le 11 octobre.

« Il n'y a qu'Yves Guillemot [président d'Ubisoft] qui pouvait prendre cette décision de reporter les jeux », a fait valoir à La Presse M. Mallat.

« Je ne disposais d'aucune information sur le report de Watch Dogs, encore moins sur celui de The Crew et encore moins sur le fait que l'annonce ne fournirait pas de nouvelle date de lancement, ce qui, je crois, a probablement eu le plus d'impact. » - Yannis Mallat, PDG d'Ubisoft Montréal

En tout, cinq employés d'Ubisoft, dont deux en France, sont soupçonnés. L'AMF québécoise est mise en cause parce qu'elle a porté assistance à sa semblable dans le cas des trois employés au Québec.

En plus de nier les faits à la base de la procédure, ceux-ci se plaignent de vices de procédure.

« Toutes nos explications, tous nos témoignages, tous nos courriels sont ignorés de manière systématique et surtout inexplicable par l'AMF, affirme M. Mallat. Tout démontre que l'AMF a une mauvaise compréhension de comment on fait des jeux. »

M. Mallat et ses deux collègues font valoir que l'accord international en vertu duquel l'AMF québécoise a porté assistance à l'AMF française est inconstitutionnel. Ils arguent aussi que leurs droits n'ont pas été respectés au moment des interrogatoires.

Les cinq employés d'Ubisoft ciblés par l'AMF française doivent se présenter le 18 novembre à Paris pour une audience devant la Commission des sanctions.




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