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Affaire Amaya: le Royaume-Uni a alerté l'AMF

L'AMF n'est pas la seule à avoir constaté des transactions douteuses sur le... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

L'AMF n'est pas la seule à avoir constaté des transactions douteuses sur le titre d'Amaya avant l'acquisition du géant internet PokerStars, en juin dernier. Trois autres organismes réglementaires ont fait un rapport sur de possibles délits d'initiés, dont le Financial Conduct Authority, du Royaume-Uni.

Cette information est tirée du mandat qu'a utilisé l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour perquisitionner les locaux d'Amaya, à Pointe-Claire, de Placements Manuvie, à Dorval, et de Canaccord Genuity, à Montréal, le 10 décembre.

Selon le mandat, même le courtier Placements Manuvie a dénoncé des «activités manipulatrices et trompeuses» sur le titre d'Amaya qui se seraient déroulées à l'intérieur de son organisation entre le 27 décembre 2013 et le 13 juin 2014.

Le document de Manuvie, appelé «Gatekeeper Report» a été transmis le 16 juillet à l'Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM). Il cible 24 personnes, dont les noms sont caviardés.

Mercredi matin, le tribunal a levé l'ordonnance de non publication sur la version caviardée du mandat de perquisition. Le mandat qui fait 61 pages est en fait la déclaration de l'enquêteur de l'AMF qui résume l'enquête.

Le 12 juin, Amaya a fait l'acquisition de la firme Oldford Group, l'exploitant du populaire site PokerStars, pour la somme de 4,9 milliards US. Le titre boursier de l'entreprise a été multiplié par quatre entre la mi-avril et la mi-juillet.

En plus du rapport du Royaume-Uni, daté du 17 juin 2014, l'AMF a eu accès à une dénonciation de la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario (CVMO), datée du 27 juin, et d'une dénonciation de l'OCRCVM. Avec son document de dénonciation, cet organisme qui surveille les courtiers a joint une longue lettre d'un dénonciateur anonyme datée du 16 juin. L'AMF a également utilisé les aveux de deux témoins, dont un est courtier chez Placements Manuvie.

Le contenu du mandat de perquisition nous apprend que l'AMF soupçonne quatre personnes d'avoir communiqué de l'information privilégiée. Quatorze courtiers (ou ex-courtiers) et une représentante (ou ex-représentante) en fonds communs du bureau de Dorval de Manuvie sont visés par l'enquête pour 24 transactions précises. Les noms et les détails sont caviardés.

L'AMF a d'autre part identifié sept personnes liées à Amaya pour 10 séries de transactions de même qu'un courtier et un employé du bureau montréalais de Canaccord. C'est cette firme qui a dirigé le syndicat de banquiers qui a piloté la transaction avec Oldford Group qui fait d'Amaya un géant mondial du jeu en ligne.

Pour l'aider dans son enquête, l'AMF a effectué plusieurs opérations sur le terrain durant l'été, notamment de la surveillance et de la filature. Deux enquêteurs de l'AMF ont, entre autres choses, validé l'identité de certaines personnes en effectuant l'inventaire des véhicules stationnés chez Placements Manuvie à Dorval ainsi qu'au siège social d'Amaya à Pointe-Claire.

Les enquêteurs de l'AMF ont par la suite notamment suivi quatre individus qui ont quitté le bureau de Dorval de Manuvie pour se rendre dans un établissement situé à proximité. Ils ont suivi les quatre personnes à l'intérieur pour s'installer derrière eux dans la section bar.

Dans le cadre de ce volet de surveillance, les enquêteurs de l'AMF se sont mêmes rendus au domicile d◊un individu pour l'observer quitter les lieux pour se rendre jusqu'aux bureaux d'Amaya.




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