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La Grèce n'aura pas besoin d'un nouveau prêt, affirme son premier ministre

«Nous souhaitons redevenir un pays

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«Nous souhaitons redevenir un pays "normal"», dit le premier ministre grec, Antonis Samaras.

Photo ARIS MESSINIS, archives AFP

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Agence France-Presse
ATHÈNES

La Grèce «n'a pas besoin d'un nouveau prêt» et ne signera pas «un nouveau mémorandum», accord d'emprunt avec ses créanciers UE et FMI, a affirmé dimanche le premier ministre grec, Antonis Samaras.

La Grèce a bénéficié jusqu'ici de deux prêts internationaux de plus de 240 milliards d'euros accompagnés d'une politique d'austérité draconienne qui a entraîné récession et le chômage.

Le second «mémorandum» s'achève fin décembre et «à partir de l'année prochaine, la Grèce pourra couvrir non seulement ses dépenses, mais aussi les intérêts de sa dette», a estimé le premier ministre dans un entretien accordé au journal dominical Real News.

«Nous sortons du mémorandum définitivement et nous n'aurons plus besoin des prêts. À la fin de ce programme, la troïka des créanciers UE-BCE-FMI, va quitter le pays, comme cela a été le cas en Irlande et au Portugal», a-t-il dit.

«Nous souhaitons redevenir un pays "normal"», ajoute-t-il.

Toutefois le fardeau d'une importante dette publique, passée de 127 % du PIB en 2009 à environ 176 % fin 2013, soit 318 milliards d'euros, préoccupe toujours ses créanciers.

Certains experts craignent que le pays ne soit pas encore en mesure de répondre à ses besoins de financement et qu'il ne soit contraint de signer un nouveau prêt international.

Mais Antonis Samaras rappelle que le pays a assaini ses finances ces deux dernières années, enregistré un excédent budgétaire primaire en 2013 et pu réduire considérablement son déficit public.

Après cinq ans de récession, le gouvernement grec espère renouer avec la croissance d'ici la fin de l'année en tablant sur un PIB de 0,6 %.

Le retour du pays sur les marchés d'emprunt à moyen terme en avril, une première depuis l'éclosion de la crise de la dette en 2010, est la preuve que le pays «peut emprunter d'une façon régulière et rembourser sa dette grâce à ses excédents, les privatisations, etc.», estime-t-il.

Il s'est également dit «optimiste» sur «une déclaration internationale très prochainement sur la viabilité de la dette».

Athènes mise sur une discussion prochainement avec ses créanciers sur la restructuration de sa dette, actuellement détenue surtout par des institutions européennes, après une importante première restructuration en 2012.




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