La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde a estimé mardi qu'une faillite de la Grèce n'était pas envisageable, alors que s'éternisent les négociations entre Athènes et ses créanciers privés sur l'effacement d'une partie de sa dette.

Publié le 24 janv. 2012
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Ce n'est pas une chose qui est envisageable», a déclaré Christine Lagarde interrogée lors du journal de 20 heures de la télévision France 2.

Il «va falloir parvenir à un accord» avec les banques, a-t-elle affirmé.

Rappelant qu'il avait été «décidé que les prêteurs privés allaient eux aussi prendre leurs pertes», la directrice du FMI a souhaité que «les choses avancent de manière sérieuse» pour en déterminer le montant.

«L'objectif est que la Grèce revienne à une soutenabilité (de sa dette publique) au moins à moyen terme», a-t-elle souligné.

«Je n'ai pas de doute sur la volonté politique» des leaders européens de sauvegarder l'unité de la zone euro, a poursuivi l'ancienne ministre française de l'Economie, appelant toutefois à une action «coordonnée» et «efficace».

L'Union européenne a encore affiché un vif mécontentement mardi à l'égard de la Grèce, menaçant de lui couper les vivres si les réformes économiques promises n'étaient pas appliquées.

Après avoir réclamé davantage d'efforts à Athènes, les ministres européens des Finances ont demandé des engagements écrits des principales formations politiques du pays.

Quant aux créanciers privés, représentés par l'Institut de la finance internationale (IIF), ils ont réaffirmé ne pas vouloir perdre plus de 50% de leur mise initiale.