Même s'il dirige aujourd'hui sa propre boîte new-yorkaise, François Trahan a résolument décidé de reprendre racine à Montréal où il a déménagé sa jeune famille en juin dernier.

Jean-Philippe Décarie, envoyé spécial LA PRESSE

Lorsqu'il était stratège en chef chez Bear Stearns, François Trahan avait l'habitude de se faire reconduire au travail et à la maison en limousine. Son statut de stratège étoile de Wall Street lui conférait ce traitement particulier dans ce monde tout aussi particulier.

Maintenant qu'il est à la tête de Wolfe Trahan & Co, il prend plus souvent l'avion que la limousine.

«Après 12 ans à New York, j'avais le goût de me rapprocher de Montréal. Surtout que mon père était gravement malade et qu'il voulait passer du temps avec mes enfants. On a donc déménagé en juin. Mon fils est inscrit à la maternelle de l'école publique à côté de chez nous.

«J'ai mon bureau à la maison et un autre à notre maison de campagne des Cantons de l'Est, mais j'ai gardé un appartement à New York. Une semaine sur deux, je reste du lundi au jeudi à New York dans nos bureaux de Lexington Avenue. La technologie nous permet d'être aussi efficace peu importe où on est», souligne-t-il.

Sa femme, originaire de Virginie, est ravie de se retrouver à Montréal où toute la vie familiale se déroule en français.

À 42 ans, François Trahan vient d'être père cette semaine d'un troisième enfant avec tout le bonheur et l'insomnie qu'un tel événement entraîne.

«Je ne sais pas si c'est le fait de vieillir, mais mon Dieu que notre petite dernière ne dort pas», laisse-t-il tomber dans un large sourire.