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Comment bien gérer son portefeuille (5e texte d'une série de 12)

Gérer son portefeuille, ce n'est pas quelque chose qu'on fait «à peu près».... (ILLUSTRATION PHILIPPE TARDIF, LA PRESSE)

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ILLUSTRATION PHILIPPE TARDIF, LA PRESSE

(Montréal) Gérer son portefeuille, ce n'est pas quelque chose qu'on fait «à peu près». Pour éviter les mauvaises surprises, on a intérêt d'abord à bien se connaître et ensuite, à savoir où on s'en va. Par la suite, on peut penser stratégie.

Bien se préparer

Investir, c'est un peu comme bâtir une maison, affirme Gordon Gibson, vice-président, stratégie de communication, gestion de patrimoine, à la Financière Banque Nationale. «Si les fondations sont solides, on résistera aux intempéries», explique-t-il.

L'une des premières choses à regarder, c'est son horizon de placement. Parce que cela a une incidence sur le type de placement à privilégier.

Qu'est-ce que je ferai avec mon argent? Est-ce que je veux amasser une mise de fonds pour une maison? Est-ce que je veux économiser pour un voyage ou pour ma retraite?

«À court terme, on ne peut pas prédire le rendement des marchés financiers, rappelle M. Gibson. Et en un an, la chute peut être brutale, comme on vient de le voir. Par contre, si on fait une moyenne sur 10 ans, le rendement est beaucoup plus prévisible.»

Ainsi, plus son horizon de placement est long, plus on devrait aller vers les actions et les fonds communs. Pour le court terme, on s'en tient aux placements garantis.

Avant de faire ses choix, il faut aussi évaluer sa tolérance au risque. Différents questionnaires existent, mais idéalement, on en discute aussi avec son conseiller financier pour s'assurer que ses réponses reflètent bien la réalité.

La grande question à se poser, d'après Jean-Paul Giacometti, vice-président de Gestion de placements Claret: combien suis-je prêt à perdre?

«Parce que la seule chose qui est sûre avec les marchés financiers, c'est qu'il n'y a rien de sûr, dit M. Giacometti. Comme investisseur, on doit toujours s'assurer qu'on sera capable de bien dormir, toutes les nuits, même quand ça va mal. Parce qu'évidemment, quand ça va bien, personne ne se plaint.»

Cela dit, il faut regarder la cohérence de son plan pour être en mesure d'atteindre ses objectifs, ajoute M. Gibson, de la Financière Banque nationale.

«Il faut balancer le risque de perte de capital et le risque de ne pas en accumuler suffisamment, affirme-t-il. Parfois, il faut aussi revoir le niveau d'épargne de l'investisseur, ou ses projets, pour qu'il soit capable d'y arriver.»

Enfin, avant de se lancer dans l'investissement, il faut se questionner sur son niveau d'implication dans le processus. D'abord, est-ce qu'on a le temps, l'envie, les connaissances et le talent nécessaire pour gérer son portefeuille?

Parce qu'il faut savoir qu'il est possible de déléguer de 0 à 95% du travail. Une chose est certaine toutefois, monsieur et madame Tout-le-monde qui se lancent dans l'investissement a besoin de conseils.

«Il faut trouver quelqu'un pour nous aider qui n'est pas en conflit d'intérêts», indique Stephen A. Jarislowsky, fondateur de Jarislowsky Fraser. «Les courtiers, ça peut être dangereux. Les manchettes aussi», ajoute-t-il.

En fait, la majorité a toujours tort, en matière de marchés financiers, d'après M. Giacometti, de Claret. «Lorsque tout le monde fait quelque chose, il faut généralement faire le contraire», dit-il.

Se trouver un bon conseiller en qui on a confiance est donc primordial. «Certains trouvent que ça coûte cher, mais souvent, ne pas se faire conseiller peut coûter beaucoup plus cher», précise M. Gibson, de la Financière Banque Nationale.

Passer à l'action

Pour faire de bons coups en matière d'Investissement, il faut éviter de tomber dans certains pièges.

D'abord, on doit évidemment acheter ses actions à bas prix et les vendre à haut prix, affirme Stephen Jarislowsky, fondateur de Jarislowsky Fraser qui, grâce à son grand talent d'investisseur, s'est taillé une place dans le club très sélect des milliardaires québécois.

«Le problème, c'est que lorsque les prix sont bas, les gens ont peur d'acheter, explique-t-il. Et lorsque tout va bien, les prix sont élevés et les gens veulent acheter.»

Ainsi, tous les experts s'entendent pour dire qu'en matière d'investissement, il faut anticiper plutôt que réagir. «La grande erreur, c'est que les gens regardent la vague qui se trouve juste à côté d'eux plutôt que de regarder à l'horizon», dit Jean-Paul Giacometti, associé chez Gestion Claret.

Comment éviter ce piège?

En suivant une autre règle capitale de gestion de portefeuille: ne pas se laisser emporter par ses émotions. «Il ne faut pas se laisser leurrer par l'appât du gain, lorsque les temps sont bons, ni par la peur, lorsque les temps sont difficiles. Très peu de gens en sont capables», indique Stephen Jarislowsky.

Enfin, la diversification est importante. «Il faut aller dans les différentes catégories d'actifs, mais il faut aussi diversifier ses placements à l'intérieur de ces catégories, explique Gordon Gibson, dirigeant à la Financière Banque Nationale. Éviter donc d'acheter toutes ses actions dans une même compagnie ou dans un même secteur. Il faut aussi regarder vers les marchés étrangers.»

Pour s'assurer une bonne diversification tout en se simplifiant la vie, on peut évidemment aller vers les fonds communs diversifiés. Toutefois, ce n'est pas la seule solution.

Jean-Paul Giacometti, de Claret, affirme que la diversification peut aussi se faire, dans certains cas, de façon graduelle.

«Par exemple, un jeune peut commencer tranquillement, avec une ou deux compagnies qui ont un bon ratio coût/bénéfice et qui n'ont pas de dette importante, dit-il. Et plus ça va, plus il peut diversifier ses investissements.»

Enfin, les actions spéculatives sont à éviter pour quelqu'un qui ne connaît pas à fond le secteur d'activité, rappelle Stephen Jarislowsky. «Il faut rester dans les actions de haute qualité et bien les diversifier, conseille-t-il. Il est aussi nécessaire d'aller vers des compagnies qui ont une bonne gestion et surtout, une gestion honnête. Et pour le savoir avant qu'il ne soit trop tard, ça prend des analyses poussées. Et ça, c'est le rôle du professionnel.»

 




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