Une éclipse solaire totale a fait passer samedi tôt l’Antarctique de l’été à l’obscurité, dans un spectacle astronomique rare auquel ont assisté une poignée de scientifiques et d’amateurs de sensations fortes, et d’innombrables pingouins.

Publié le 6 déc. 2021
Agence France-Presse

« La visibilité était excellente », a déclaré Raul Cordero de l’université de Santiago du Chili (USACH), qui était sur place pour assister à la « totalité » à 7h46 GMT (2h46 HNE), avec la phase de « cercle du feu » qui a duré un peu plus de 40 secondes.

Les éclipses solaires se produisent lorsque la lune passe entre le soleil et la Terre, projetant son ombre sur la Terre. Pour qu’elle soit totale, le soleil, la lune et la Terre doivent être directement alignés.

La totalité n’était visible qu’en Antarctique, pour le plus grand plaisir de d’un petit groupe de scientifiques, experts et aventuriers, qui ont payé quelque 40 000 dollars (environ 51 000 dollars canadiens) pour avoir ce privilège.

Diffusée en direct par la NASA, l’éclipse a commencé à 7h GMT (2h HNE), lorsque la lune a commencé à se déplacer devant le soleil, et a pris fin à 8h06 GMT (3h06 HNE).

Le camp de l’Union Glacier, où elle a été observée, est situé à environ 1000 km (600 miles) au nord du Pôle Sud.

L’Antarctique est plongé à cette période de l’année dans une clarté permanente, qui culmine le 21 décembre, le soleil ne se couchant alors pas.

Selon la NASA, une éclipse partielle était aussi visible à travers certaines parties de l’hémisphère Sud, dont des parties de Sainte-Hélène, Namibie, Lesotho, Afrique du Sud, Chili, Nouvelle-Zélande et Australie.

La dernière éclipse solaire totale s’est produite en Antarctique le 23 novembre 2003, et la prochaine n’est pas attendue avant 2039.

Une éclipse solaire annulaire – où la lune obscurcit tout sauf un anneau extérieur du soleil – devrait balayer l’Amérique du Nord en octobre 2023, suivie d’une éclipse totale en avril 2024.