Quelques milligrammes de toute l'actualité scientifique de la semaine

Éric-Pierre Champagne
Éric-Pierre Champagne La Presse

Vous avez dit consensus ?

Une récente enquête d’une équipe de l’Université Cornell a déterminé que les scientifiques s’entendent maintenant dans une proportion de 99,9 % pour dire que les changements climatiques sont causés par les activités humaines. En 2013, cette proportion avait été établie à 97 %. Pour leur dernier rapport, les chercheurs de Cornell ont évalué la littérature scientifique sur le réchauffement qui a été publiée entre 2012 et 2020.

Quiz

 En quelle année les Vikings seraient-ils arrivés en Amérique du Nord ?

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

L’Anse aux Meadows, à Terre-Neuve

Réponse

En 1021, selon une nouvelle étude parue dans Nature. Grâce une nouvelle technique de datation, des chercheurs de l’Université de Groningue, aux Pays-Bas, ont pu établir que des Vikings étaient installés à L’Anse aux Meadows, à Terre-Neuve, il y a exactement 1000 ans. Ces voyageurs scandinaves, réputés pour être d’excellents navigateurs en mer, avaient donc atteint l’Amérique du Nord 471 ans avant le premier voyage de Christophe-Colomb. L’étude n’a pas permis de déterminer cependant pendant combien de temps ces Vikings sont restés à Terre-Neuve, ni leur nombre.

Le loup japonais, ancêtre du chien ?

PHOTO TIRÉE DE WIKISPECIES

Canis lupus hodophilax

Des chercheurs japonais de la Graduate University for Advanced Studies ont déterminé que le loup japonais (Canis lupus hodophilax) était probablement l’espèce de loup la plus proche des premiers chiens. Pour ses travaux, publiés sur la plateforme bioRxiv, l’équipe a étudié la séquence génétique de neuf spécimens de loup japonais. Cette espèce, plus petite que la plupart des loups gris, est apparue il y a entre 20 000 et 40 000 ans. À ce moment-là, une scission s’est opérée : des loups ont évolué pour devenir Canis lupus hodophilax, alors que d’autres ont permis l’arrivée des premiers chiens. D’autres études seront cependant nécessaires pour confirmer cette hypothèse.

240 %

PHOTO CHARLIE RIEDEL, ASSOCIATED PRESS

Selon le Stockholm Environment Institute, en 2030, le monde produira 240 % de plus de charbon que l’objectif nécessaire pour limiter le réchauffement sous les 2 °C. Dans le cas du pétrole et du gaz naturel, la planète dépasserait les objectifs dans une proportion de 60 % et de 70 %. Le rapport intitulé Production Gap souligne également que les gouvernements continuent de financer largement la production d’énergies fossiles.

Les changements climatiques vus par… les fourmis

PHOTO JOSEPH CAMPBELL, ARCHIVES REUTERS

Des élèves danois devaient capturer 19 000 fourmis...

Au Danemark, des élèves ont participé à une expérience inusitée pour mieux comprendre les conséquences du réchauffement climatique. Leur mission ? Capturer 19 000 fourmis afin de permettre à une équipe de recherche de l’Université de Copenhague d’étudier les spécimens et de les comparer avec d’autres captures réalisées par des musées danois. Les chercheurs ont pu notamment établir la répartition géographique et la taille des populations de 29 espèces de fourmis au fil des ans. Dans certains cas, des déclins importants de populations depuis 1950 sont peut-être attribuables à la disparition de leur environnement naturel, plus sec, en raison d’une hausse des précipitations. Cette étude a été publiée dans la revue Biology Letters.