Quelques milligrammes de toute l'actualité scientifique de la semaine

Éric-Pierre Champagne
Éric-Pierre Champagne La Presse

Manger mieux, péter plus souvent

Des chercheurs de l’Institut de recherche biomédicale de Barcelone ont mené une étude inusitée comparant les effets d’un régime alimentaire de style méditerranéen, plus riche en fruits et en légumes, à un régime plus traditionnel. Chacun des 18 participants devait suivre un régime pendant deux semaines, suivi d’une pause avant de passer à l’autre diète au programme pour deux autres semaines. Résultats ? Les selles des participants étaient deux fois plus volumineuses quand leur alimentation était plus riche en fruits et en légumes. Ils pétaient aussi plus souvent, en raison d’une plus grande fermentation dans l’intestin avec une alimentation qui fait une plus grande place aux végétaux. L’étude a été publiée dans la revue Nutrient.

Quiz

Le confinement a-t-il accéléré l’arrivée du printemps en Chine ?

PHOTO THOMAS PETER, REUTERS

Les cerisiers en fleurs attirent toujours autant les regards en Chine.

Oui, selon l’hypothèse d’une équipe de recherche de l’Académie chinoise des sciences, qui a étudié les effets du confinement sur la qualité de l’air au printemps 2020. Selon les chercheurs, une réduction importante de la circulation automobile a eu pour effet de réduire le smog de façon significative. Du même coup, les arbres ont pu profiter des rayons du soleil, ce qui a accéléré la photosynthèse et l’apparition des premières feuilles du printemps. En 2020, la floraison printanière est apparue 8,4 jours plus tôt que la moyenne des cinq années précédentes en Chine. L’étude a été publiée dans Science Advances.

Incendies de forêt : la pollution qui tue

PHOTO ANGELOS TZORTZINIS, AGENCE FRANCE-PRESSE

Les incendies de forêt font augmenter dans l’air le nombre de particules fines inférieures à 2,5 microns.

Les incendies de forêt ne tuent pas seulement en raison de leurs flammes, ils provoquent aussi une détérioration de la qualité de l’air qui peut s’avérer mortelle. Dans une nouvelle étude publiée dans le journal Lancet Planetary Health, des chercheurs de la Monash University, en Australie, ont analysé les données de 749 villes réparties dans 43 pays afin de déterminer la proportion de morts attribuables à ce phénomène, entre 2000 et 2016. C’est au Guatemala qu’on retrouve le plus haut taux de morts provoquées par la fumée des incendies (3,04 %), suivi de la Thaïlande (2,3 %) et du Paraguay (2 %). Le Canada et la Grèce présentent un taux similaire, de 0,3 %. Rappelons que les incendies de forêt font augmenter dans l’air le nombre de particules fines inférieures à 2,5 microns. Les données de l’étude n’incluent pas les incendies qui sont survenus au cours des deux dernières années sur la côte ouest de l’Amérique du Nord.

Le chiffre

20

PHOTO PIERRE-PHILIPPE MARCOU, AGENCE FRANCE-PRESSE

Un patient se prépare à un traitement de physiothérapie dans un hôpital de Madrid.

C’est le nombre d’heures supplémentaires en traitement de physiothérapie qui permettraient de mieux se remettre d’un accident vasculaire cérébral, selon une étude menée par une équipe de l’Université Georgetown, aux États-Unis. Après l’accident, 72 patients qui avaient des difficultés à mobiliser un bras ont reçu jusqu’à trois heures supplémentaires de physio par jour, à des périodes différentes de leur réadaptation. Après un an, ce sont les personnes qui avaient reçu des traitements supplémentaires entre le deuxième et le troisième mois qui ont obtenu les meilleurs résultats. Une telle amélioration peut avoir des impacts significatifs au quotidien pour les personnes ayant subi un accident vasculaire cérébral. L’étude a été publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences.

Biodiversité : de petits efforts payants

PHOTO WILLIAM WEST, AGENCE FRANCE-PRESSE

Un cycliste se promène dans un parc à Melbourne, en Australie.

Le verdissement des villes gagne en popularité, alors que les avantages pour les populations sont largement documentés. Mais qu’en est-il des impacts sur la biodiversité ? Des chercheurs de l’Université de Melbourne ont suivi l’évolution d’un nouvel espace vert de 200 m2 de cette métropole australienne, enclavé par une route et plusieurs édifices. Après un an, il y avait cinq fois plus d’espèces d’insectes sur ce terrain où on avait ajouté une douzaine de plantes indigènes. Trois ans plus tard, le site comptait sept fois plus d’espèces d’insectes. La clé, estiment les auteurs de l’étude, réside dans les plantes indigènes, qui ne nécessitent pas de fertilisants et qui n’ont pas besoin d’être arrosées régulièrement. L’étude a été dévoilée sur la plateforme de publication scientifique bioRxiv.