Quelques milligrammes de toute l’actualité scientifique de la semaine

Éric-Pierre Champagne
Éric-Pierre Champagne La Presse

Un travail stimulant réduit les risques de démence

Les gens qui ont un travail plus stimulant intellectuellement courent moins de risques de souffrir d’une forme de démence. C’est la conclusion d’une étude menée par des chercheurs de l’University College de Londres qui a été publiée dans le British Medical Journal. Les scientifiques ont voulu se concentrer sur l’impact des stimulations cognitives au travail en analysant les résultats de plusieurs études sur plus de 100 000 personnes. Leurs résultats indiquent que les gens qui ont un travail plus stimulant améliorent un peu leurs chances de ne pas souffrir de démence en vieillissant ou sinon, de retarder l’apparition de la maladie, qui survient presque deux ans plus tard dans leur cas.

Quiz

Y a-t-il un lien entre les incendies de forêt aux États-Unis et la hausse du nombre de cas de COVID-19 ?

PHOTO HAROLD POSTIC, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Le Golden Gate sous un ciel orangé causé par les incendies en Californie, le 9 septembre 2020

La réponse est oui, selon des chercheurs de l’Université Harvard qui ont étudié l’impact des incendies de forêt survenus l’an dernier en Californie, en Oregon et dans l’État de Washington. Les scientifiques connaissent déjà les effets à long terme de la mauvaise qualité de l’air pour les personnes atteintes de la COVID-19, une maladie qui touche notamment les voies respiratoires. Or, cette nouvelle étude montre qu’une plus courte exposition aux particules fines relâchées par des incendies de forêt a aussi des conséquences. La recherche publiée dans Science Advances a établi un lien entre 19 742 cas de COVID-19 et 748 morts qui ont été causés ou aggravés par la pollution provoquée par les incendies qui ont frappé l’Ouest américain.

Le chiffre

63 %

PHOTO WILLY KURNIAWAN, ARCHIVES REUTERS

Scène de désolation à Jakarta, en Indonésie, due à des inondations

Au cours des deux prochaines décennies, les évènements climatiques extrêmes vont entraîner une hausse de 63 % des coûts des dommages dans les pays en développement, estime la Swiss Re, une compagnie d’assurances établie à Zurich.

Un canard qui parle

PHOTO TIRÉE DU SITE EBIRDS

Érismature à barbillons

Il s’appelle Ripper et il sait parler. Du moins, il arrive à répéter des sons humains qu’il a entendus. Ripper est une érismature à barbillons, une espèce de canard qu’on trouve en Australie. Il a attiré l’attention de Carel ten Cate, spécialiste des comportements animaliers à l’Université Leiden, aux Pays-Bas. Ce spécialiste s’est intéressé à une bande audio où l’on entend le canard répéter « you bloody fool » (« espèce d’imbécile ») à plusieurs reprises. Après avoir vérifié l’authenticité de l’enregistrement, le professeur a aussi pu trouver deux autres canards de la même espèce, élevés eux aussi en captivité, et capables de reproduire des sons humains. Ses travaux ont été publiés par la Royal Society.

Écoutez le canard parler (en anglais)

Changements climatiques : une question de survie

PHOTO GREG WOOD, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Des chauves-souris ont de plus longues ailes, résultat de leur évolution.

L’évolution dans le monde animal a toujours été une affaire de survie et les changements climatiques permettent de constater encore une fois ce fascinant mécanisme chez beaucoup d’espèces. Des chercheurs australiens et canadiens ont analysé l’évolution de 30 espèces face à la hausse des températures. Le constat général, c’est qu’elles se sont adaptées en modifiant certaines parties de leur anatomie. Des lapins, par exemple, ont maintenant de plus grandes oreilles, ce qui leur permet de mieux réguler leur température corporelle. Des perroquets ont un plus long bec. Des chauves-souris ont de plus longues ailes. Des changements qui risquent d’ailleurs de survenir plus fréquemment dans l’avenir, indiquent les scientifiques, dont l’étude a été publiée dans le journal Trends in Ecology and Evolution.