Quelques milligrammes de toute l’actualité scientifique de la semaine

Philippe Mercure Philippe Mercure
La Presse

Le Soleil en haute résolution

C’est la photo du Soleil avec la plus haute résolution jamais prise. Captée par le télescope Daniel K. Inouye, elle montre des détails d’à peine 30 km, un exploit considérant la taille du Soleil et sa distance de la Terre. Les grains visibles sur la photo, gros comme le Texas, montrent du plasma extrêmement chaud qui remonte au centre de la cellule avant de refroidir et de retomber dans les fissures noires. Les chercheurs croient que ce processus de convection, jamais observé avec ce niveau de détail, transporte l’énergie vers les couches extérieures de l’atmosphère solaire, une région appelée couronne solaire. Les lignes noires révèlent aussi des détails du champ magnétique du Soleil, ce qui aidera les chercheurs à mieux comprendre et prédire les éruptions solaires qui peuvent causer toutes sortes de problèmes sur Terre.

Quiz science

Q. Pourquoi les scientifiques s’amusent-ils à doter les méduses de moteurs ?

IMAGE FOURNIE PAR REBECCA KONTE/CALTECH

Des chercheurs ont fixé des contrôleurs sur des méduses qui envoient des impulsions électriques à la façon d’un stimulateur cardiaque afin accélérer les mouvements de propulsion par l’animal.

R. Parce qu’ils espèrent un jour équiper ces animaux de capteurs et les utiliser pour explorer les océans. Des chercheurs ont fixé des contrôleurs sur des méduses qui envoient des impulsions électriques à la façon d’un stimulateur cardiaque afin accélérer les mouvements de propulsion par l’animal. Selon eux, la technique permet de multiplier par trois la vitesse des méduses sans leur causer de stress. Les recherches ont été publiées dans Science Advances.

Une nouvelle forme d’aurore boréale découverte

Des photographes amateurs finlandais ont contribué à découvrir une nouvelle forme d’aurore boréale. Baptisées « dunes » par leurs observateurs, ces aurores boréales sont décrites comme « des motifs réguliers de vagues teintées de vert, évoquant un voile de nuages hachurés ou des dunes sur une plage de sable ». Intrigués, les scientifiques ont découvert qu’elles sont produites par des vagues d’atomes d’oxygène qui émettent de la lumière après avoir été excités par un jet de particules émises par le Soleil. La frontière formée par la mésosphère et la mésopause, deux zones de l’atmosphère, sert de guide et propage ces ondes. La découverte a été décrite dans la revue AGU Advances.

1 m2

PHOTO FOURNIE PAR NTNU

Des chercheurs ont calculé que les émissions polluantes générées par un vol aller-retour entre Montréal et Toronto faisait fondre l’équivalent d’1 m2 de glace estivale en Arctique.

C’est la surface de glace estivale en Arctique qu’on fait fondre en effectuant un vol aller-retour entre Montréal et Toronto. Le chiffre est inspiré de calculs faits par une coalition internationale de chercheurs, qui veulent montrer concrètement les impacts environnementaux de nos choix (les chercheurs utilisent un vol Oslo-Copenhague, une distance similaire à celle entre Montréal et Toronto). Leur lettre a été publiée dans Environment International.

Un robot qui transpire

PHOTO FOURNIE PAR L’UNIVERSITÉ CORNELL

Des chercheurs ont fabriqué une main robotique munie de doigts capables de transpirer. La technique permet d’abaisser la température de 21 oC en 30 secondes.

Les robots ont les mêmes problèmes que nous : ils surchauffent s’ils travaillent trop longtemps. Ceux faits de métal parviennent généralement à évacuer rapidement cette chaleur, mais ce n’est pas le cas des robots flexibles, faits de matériaux synthétiques. Des chercheurs viennent de trouver une solution inspirée du système de refroidissement naturel des êtres humains et de plusieurs animaux : la transpiration. Ils ont fabriqué une main robotique munie de doigts capables de transpirer. Le truc est exécuté par des hydrogels appliqués en deux couches et formant ce que les scientifiques appellent une « éponge intelligente ». Quand la température du robot dépasse 30 oC, la couche du bas se contracte, pressant de l’eau vers la couche du haut munie de pores microscopiques. La technique, encore plus efficace que la transpiration humaine, permet d’abaisser la température de 21 oC en 30 secondes.