Quelques milligrammes de toute l’actualité scientifique de la semaine

Éric-Pierre Champagne Éric-Pierre Champagne
La Presse

Des grands requins blancs aux Îles

Lundi dernier, l’organisation Ocearch a signalé quatre grands requins blancs qui nageaient au large des îles de la Madeleine. Les phoques gris, de plus en plus nombreux dans le secteur, pourraient expliquer la présence des requins dans ces eaux. Le réchauffement des océans entraîne également des changements dans les routes migratoires des requins blancs, qu’on aperçoit plus fréquemment plus au nord. Les quatre individus, tous des mâles, ont été baptisés Jefferson, Breton, Mahone et Vimy par Ocearch, qui étudie notamment les déplacements du grand requin blanc depuis 2007. À ce jour, 416 requins ont été munis d’une balise GPS. On peut les suivre en temps réel sur le site ocearch.org.

Quiz

Quelle quantité d’eau y a-t-il sur la Lune ?

PHOTO MICHAEL PROBST, ASSOCIATED PRESS

Selon des chercheurs de l’Université du Colorado, la superficie d’eau totale sur la Lune serait de 40 000 km2.

Deux récentes études parues dans Nature Astronomy ont révélé qu’il y avait plus d’eau qu’on ne le pensait sur la Lune. Selon des chercheurs de l’Université du Colorado, la superficie d’eau totale atteindrait 40 000 km2. L’eau qu’on retrouve sous forme de glace est emprisonnée dans des cratères où la température est de - 160 °C. Elle s’y trouve probablement après que des astéroïdes ont percuté la Lune il y a des milliards d’années. Cette découverte laisse entrevoir de nombreuses possibilités pour la future station Lunar Gateway, qui serait éventuellement déployée en orbite autour de notre satellite. À condition évidemment de mettre au point la technologie pour extraire cette eau.

Des nouvelles du rat-taupe nu

PHOTO WIKIMEDIA COMMONS

Le rat-taupe nu est un rongeur qu’on retrouve en Afrique de l’Est.

L’une des créatures les plus étranges du monde animal continue de surprendre les chercheurs. Le rat-taupe nu, un rongeur qu’on retrouve en Afrique de l’Est, est déjà connu pour certains « superpouvoirs ». Il est notamment immunisé contre les cancers et peut se passer d’oxygène pendant 20 minutes. Mais les comportements de ce mammifère sont tout aussi surprenants, ont constaté des chercheurs de l’Université Washington. Dans une étude parue à la fin de septembre dans Journal of Zoology, ces chercheurs ont pu confirmer, grâce à des analyses génétiques, une hypothèse avancée dans les années 1990, soit que des individus attaquent d’autres colonies de rats-taupes nus pour capturer les nouveau-nés afin de les forcer à travailler pour leur nouvelle reine.

Le chiffre

40,8

PHOTO ISSEI KATO, REUTERS

Étalage de thon congelé à Tokyo, au Japon

C’est la somme payée (40,8 milliards US) par les consommateurs dans le monde pour manger du thon en 2018. Les dernières estimations du Pew Charitable Trusts, organisation qui finance notamment le Pew Research Center aux États-Unis, montrent que le thon jaune et le thon rosé (listao) représentent 75 % de la valeur des ventes. Sauf que ces chiffres ne constituent pas une bonne nouvelle pour le thon, dont plusieurs espèces sont déjà menacées par la surpêche. Les stocks actuels de thon jaune, rouge et de thon obèse (bigeye) sont inférieurs à la limite recommandée par les scientifiques. Les écosystèmes marins sont d’autant plus fragilisés que le thon est à la fois une proie et un prédateur.

Plus de plastique quand l’air est plus pollué

PHOTO NOEL CELIS, AGENCE FRANCE-PRESSE

Un groupe d’hommes mange à l’extérieur d’un restaurant à Pékin.

Ce sont les conclusions de chercheurs de l’Université nationale de Singapour, qui ont analysé des données recueillies dans trois villes chinoises où la pollution atmosphérique est élevée. L’équipe a pu ainsi comparer les comportements de 350 000 travailleurs chinois au moment de l’heure du dîner. Ils ont constaté une hausse des commandes en ligne quand le nombre de particules fines inférieures à 2,5 micromètres dans l’air était plus élevé. « Notre hypothèse est que les gens ont plus tendance à commander en ligne quand les risques d’être exposés à l’environnement extérieur sont plus grands », ont écrit les auteurs dans leur étude. Précisons ici que, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les particules fines de moins de 2,5 micromètres tuent 4 millions de personnes chaque année dans le monde. Les chercheurs ont aussi noté que les commandes en ligne entraînent une plus grande utilisation du plastique, de l’ordre de 58 grammes par commande comparativement à 6,6 grammes pour le même repas pris au restaurant. Tout ce plastique vient plomber le bilan déjà sombre de la pollution causée par ce matériau.