Quelques milligrammes de toute l’actualité scientifique de la semaine

Alice Girard-Bossé
Alice Girard-Bossé La Presse

Certains arbres préfèrent vivre en ville

Une équipe de chercheurs a découvert que des arbres que l’on retrouve dans les grandes villes, comme l’érable rouge, sont plus sains en milieu urbain qu’en zone moins dense. Dans cette étude publiée l’été dernier dans la revue PLOS One, les arbres semblent profiter des charges nutritives très élevées que l’on retrouve dans les écosystèmes urbains. Le béton, présent en très grande quantité en ville, contient du calcium, du magnésium et de l’aluminium. Lorsqu’il se décompose, les minéraux deviennent des sources de nourriture pour les plantes. Les dépôts d’azote, en raison des fumées des tuyaux d’échappement des véhicules, permettent aussi de contribuer à la croissance des érables rouges.

Quiz science : La pollution atmosphérique est-elle liée à la maladie d’Alzheimer ?

PHOTO ALTAF QADRI, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

De petites particules de pollution atmosphérique, liées aux maladies d’Alzheimer et de Parkinson, ont été révélées dans les troncs cérébraux des jeunes et des nouveau-nés.

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Environmental Research, de petites particules de pollution atmosphérique ont été révélées dans les troncs cérébraux des jeunes et des nouveau-nés. Ces nanoparticules seraient intimement liées à des dommages moléculaires associés aux maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Ces protéines aberrantes n’ont toutefois pas été observées dans le cerveau des jeunes provenant de zones moins polluées. Cette découverte pourrait entraîner de grandes répercussions, sachant que 90 % de la population vit dans un milieu pollué. Toutefois, les experts restent prudents. Bien que les particules soient une cause probable de dommages, il reste à savoir si une maladie en découlera plus tard dans la vie du jeune.

Le chiffre : 327

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

De nombreux décès auraient pu être évités si le Québec avait instauré une politique de prix unitaire minimum par boisson alcoolisée.

C’est le nombre de morts qui auraient pu être évités au Québec si la province avait instauré une politique de prix unitaire minimum par boisson alcoolisée, selon une étude publiée il y a quelques jours dans la revue Journal of Studies on Alcohol and Drugs. L’équipe de chercheurs de l’Université de Victoria a démontré que lorsque les gouvernements fixent un prix minimal aux boissons alcoolisées selon leur teneur en alcool, les décès et les hospitalisations liés à la consommation d’alcool diminuent considérablement. Selon leurs modélisations, 327 décès et 4014 hospitalisations auraient été évités au Québec si un prix unitaire minimum de 1,75 $ par boisson avait été établi.

Les étudiants se trouvent plus gros qu’ils ne le sont vraiment

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Depuis le début de la pandémie, plus d’un quart des étudiants se trouvent plus gros qu’ils ne le sont vraiment.

Une étude publiée à la fin d’août dans la revue International Journal of Eating Disorders démontre que depuis le début de la pandémie, plus d’un quart des étudiants ont perçu une augmentation de leur poids corporel, bien que les données n’aient indiqué aucun changement significatif de leur poids et de leur indice de masse corporelle. Les participants ont également fait face à une augmentation de leurs préoccupations concernant le poids, la forme et l’alimentation. Ces changements peuvent refléter des distorsions cognitives qui pourraient augmenter le risque de troubles alimentaires chez certaines personnes.

Des neurones âgés de 2000 ans retrouvés intacts

PHOTO MARIE TISON, ARCHIVES LA PRESSE

Les cellules cérébrales d’un homme décédé dans l’éruption du Vésuve, il y a 2000 ans, ont été retrouvées intactes.

Les cellules cérébrales d’un jeune homme mort il y a près de 2000 ans lors de l’éruption du Vésuve ont été retrouvées intactes par une équipe de chercheurs en Italie, selon une étude publiée dans la revue PLOS One au début d’octobre. Le cerveau exposé aux cendres volcaniques chaudes doit s’être liquéfié, puis immédiatement transformé en une matière vitreuse par le refroidissement rapide du dépôt de cendres volcaniques. L’équipe a trouvé des cellules dans le cerveau vitrifié, qui étaient incroyablement bien conservées avec une résolution impossible à trouver ailleurs. Les chercheurs ont également trouvé des cellules nerveuses intactes dans la moelle épinière, qui, comme le cerveau, avaient été vitrifiées. Cela ouvre la voie à des études sur ces peuples anciens qui n’ont jamais été possibles.