Un type d’exoplanètes couramment observées pourraient être des mondes aquatiques plutôt que gazeux, selon une nouvelle étude française.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

« La faible densité des mini-Neptunes pourrait s’expliquer simplement par la présence d’une épaisse couche d’eau soumise à un intense effet de serre en raison de l’irradiation émanant de leur étoile hôte », expliquent par voie de communiqué les chercheurs du Laboratoire d’astrophysique de Marseille, qui publient leurs résultats dans les Astrophysical Journal Letters.

Cette faible densité portait jusqu’à récemment les astronomes à considérer les mini-Neptunes, qui font environ 2,4 fois le rayon de la Terre, comme des planètes gazeuses constituées d’hélium et d’hydrogène.

Cela signifie que les mini-Neptunes et les super-Terres, qui ont environ 1,3 fois le rayon de la Terre, auraient une formation similaire.

D’autres chercheurs français, de l’Université de Bordeaux, ont pour leur part publié dans la revue Astronomy & Astrophysics une étude montrant que la taille des planètes au rayon semblable ou légèrement supérieur à celui de la Terre pourrait augmenter « considérablement » lorsqu’elles sont soumises à une irradiation intense, provoquant un fort effet de serre. Ce résultat est similaire à ceux des mini-Neptunes dans les Astrophysical Journal Letters.