Les babouins ne réagissent pas tous de la même façon aux humains, selon une nouvelle étude britannique. Certains d’entre eux ne s’habituent jamais à leur présence.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

« La plupart des études sur le comportement animal portent sur des animaux habitués à la présence des chercheurs », explique par voie de communiqué Andrew Allan, de l’Université Durham en Angleterre, qui est l’auteur principal de l’étude publiée début juillet dans la revue Science Advances. « Nous devons réévaluer l’impact de notre présence sur nos données. »

Les biologistes de Durham ont étudié un groupe de 69 babouins du centre de recherche Lajuma, en Afrique du Sud. Ils ont habitué les babouins à la présence d’un chercheur. S’ajoutait ensuite un autre chercheur, et les deux humains s’approchaient tour à tour de chaque babouin. Ils notaient la distance à laquelle le babouin tournait le regard vers eux, et la distance à laquelle le babouin s’éloignait.

Résultat : il y avait une grande différence entre les réactions de chaque babouin. Et même le chercheur connu des babouins pouvait susciter des réactions d’éloignement. Cela signifie que certains babouins habitués à la présence d’un humain continuent à le considérer comme une menace, ce qui va à l’encontre des théories actuelles sur l’habituation des animaux aux humains.

Les chercheurs pensent que leurs résultats devraient amener leurs collègues à établir des distances minimales pour l’observation d’animaux en liberté, pour éviter de fausser leurs observations.