Les bénitiers de la mer Rouge, des coquillages géants, sont équipés de nanoréflecteurs qui modifient la longueur d’ondes de la lumière du soleil pour rendre plus efficace la photosynthèse des algues qu’elles abritent.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

« C’est l’explication la plus raisonnable que nous avons pour expliquer pourquoi les bénitiers ont des couleurs différentes », explique Susann Rossbach, une biologiste de l’Université de science et de technologie du roi Abdallah (KAUST) en Arabie saoudite, l’auteure principale de l’étude publiée dans la revue Frontiers in Marine Science. « Ces recherches jettent une nouvelle lumière sur la symbiose des bénitiers et des algues et amènent de nouvelles questions en photonique biologique. »

Les cellules des bénitiers (Tridacna maxima) qui sont responsables de ce changement de longueur d’ondes, des nanoréflecteurs appelés iridocytes, pourraient inspirer de nouvelles technologiques photoniques, ajoute Mme Rossbach. Les algues Symbiodiniaceae vivent en symbiose avec les bénitiers.

Il était déjà connu que ces algues bénéficient des iridocytes des bénétiers d’autres manières. Les irodocytes reflètent la lumière et la dispersent d’une manière qui accroît aussi la photosynthèse des algues. Les chercheurs saoudiens ont constaté que les iridocytes absorbent les ultraviolets du soleil et les réémettent à une longueur d’ondes plus grande, plus utile pour la photosynthèse.

Les iridocytes contiennent des couches alternées de cristaux guanines très réfractifs et d’une membrane cytoplasmique ayant une réfractivité moins élevée. En compressant ces différentes couches, le bénitier peut altérer son effet sur la lumière.